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Chapes fluides : des applications en neuf et en rénovation

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Chapes fluides : des applications en neuf et en rénovation
Chapes fluides : des applications en neuf et en rénovation

 

Elles sont autolisssantes, autonivelantes et rapides à appliquer à l’aide d’une pompe spécifique pour mortier fluide. «?Grâce à un séchage rapide lié à leur faible épaisseur, elles optimisent les coûts et délais de mise en œuvre, à l’image de la chape à base de sulfate de calcium qui utilise peu d’eau?», souligne Bernard Levrel, manager France de Knopp. Autre atout de ces chapes fluides : «?la pénibilité de mise en œuvre est largement réduite par rapport à une chape traditionnelle en supprimant aussi l’opération de talochage. Ce confort au travail séduit de plus en plus les applicateurs?», ajoute ­Matthieu Bellet, assistant chef de marché Système Sols chez Lafarge Bétons. «?Une solution dont tous les atouts sont également en faveur du client final. »
 

À la conquête des marchés


Conséquence : les chapes fluides ne cessent de gagner des parts de marché. « Les réglementations acoustique et thermique favorisent leur prescription au-delà de la maison individuelle », reprend Bernard Levrel. Et contrairement aux idées reçues, les chapes fluides «?de faible épaisseur et de charges réduites sont particulièrement adaptées en rénovation, même si nous avons ­encore des efforts à faire à desti­nation de ce marché?», révèle ­Matthieu Bellet. Seuls inconvénients de ces chapes tous terrains : contrôler l’humidité résiduelle pour la chape à base de sulfate de calcium, et recouvrir au plus vite la chape fluide ciment sujette aux phénomènes de retrait, et donc de fissurations. Alors, pour une mise en œuvre de qualité, ces solutions doivent être envisagées en étroite collaboration avec le maître d’ouvrage.


Source: batirama.com / S. L.-H.

 

Avis d'expert  Christine Gilliot*  «?Une mise en œuvre à soigner?»

 

Quel est l’intérêt de ces chapes??


Elles ont des performances mécaniques appréciables qui permettent de s’affranchir des armatures métalliques et de réaliser des épaisseurs de mise en œuvre restreintes. Elles bénéficient d’une bonne conductivité thermique, même s’il n’en est pas fait mention dans les Avis techniques, car ce critère dépend de la qualité du sable. Ainsi, la conductivité thermique est bonne car les valeurs plancher données sont sous-estimées.

 

Et leurs limites ?


Avec la chape à base de sulfate de calcium, la pathologie qui subsiste demeure le décollement des revêtements de sol consécutif à une mauvaise ou non estimation du taux d’humidité de la chape. Il faut donc vérifier l’humidité résiduelle. En outre, ces chapes fluides et pompables sous-entendent un procédé technique, ce qui est valorisant pour l’entreprise. Mais, il faut être vigilant lors de la mise en œuvre. Moins longue que pour une chape traditionnelle, elle nécessite une bonne préparation importante du chantier.

 

Quel est leur avenir??


Généraliser les surfaces sans ponçage et sans pellicule et faire évoluer le temps de séchage. Pour la chape à base de sulfate de calcium, l’humidité résiduelle doit continuer à être contrôlée. Pour la chape fluide ciment, la pulvérisation du produit de cure a été rendue obligatoire en raison de la sensibilité à la fissuration liée au phénomène de retrait. Le ponçage étant impératif pour la compatibilité avec les produits de collage, ces derniers vont devoir évoluer.

* Christine Gilliot, responsable de division Enduits, Mortiers, Colles au sein du CSTB.

 

 


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