|
Réaliser un escalier ne s’improvise pas. Il est impératif de bien calculer le projet avant tout commencement afin d’éviter tout problème.
Les différentes étapes de mise en œuvre
1 – Traçage
Le traçage consiste à matérialiser, par un trait, notamment les points de départ et d’arrivée de l’escalier, les points de girons, la ligne de foulée, les marches et la paillasse. Afin de ne pas multiplier les erreurs de mesure, le traçage s’effectue toujours en cotes cumulées.
2 – Coffrage
Avant tout, il est essentiel de s’assurer de la présence de parois latérales qui permettront de délimiter le coffrage sur les côtés de l’escalier. En l’absence de mur, une plaque suffisamment résistante et bien étayée, qui supportera les poussées latérales dues au poids propre du béton, pourra être utilisée. Les parois doivent avoir une longueur et une hauteur supérieures à celles de l’escalier à réaliser.
Dans la plupart des cas, l’artisan fabrique lui-même son coffrage en bois. Néanmoins, des fabricants proposent désormais leurs solutions de coffrage en emploi unique ou en réemploi plusieurs fois. Cela dit, quel que soit le coffrage utilisé, il sera badigeonné d’un agent démoulant afin de faciliter le décoffrage.
Le premier coffrage mis en place est celui de la paillasse. Il est réalisé le plus souvent à l’aide d’une planche de contre-plaqué suffisamment résistante pour qu’elle soutienne le coffrage pendant le séchage du béton.
Pose des armatures
Avant de continuer le coffrage, il est indispensable de mettre en place le ferraillage de la paillasse selon les calculs de dimensionnement réalisés. Le façonnage, la mise en place et la fixation des armatures doivent être réalisés conformément au DTU 21 (norme NF P 18-201). Ne pas oublier les armatures aux points d’ancrage dans les murs et les planchers ! Vient ensuite le coffrage des contremarches. Il doit être réalisé du bas vers le haut de l’escalier, en positionnant des planches verticales, soutenues par des taquets, à l’extérieur du traçage effectué. Les marches, quant à elles, sont laissées à l’air libre. Enfin, les planches de contremarches sont renforcées en leur milieu afin d’éviter leur déformation à la poussée du béton lors du coulage.
3 – Coulage du béton
Le béton utilisé doit être conforme à la norme NF EN 206-1.
Une fois les armatures positionnées et le coffrage terminé, le béton est introduit en commençant par remplir la première marche au départ de l’escalier. Le béton doit être plastique ; trop sec, il ne serait pas possible de le mettre en œuvre, trop liquide, il risquerait de déborder dans les marches inférieures selon le principe des vases communicants. Le béton doit être mis en place (et non versé) et parfaitement serré dans le coffrage. La partie des marches à l’air libre doit être arasée et traitée selon la finition choisie par le maître d’ouvrage (béton brut ou revêtement).
4 – Décoffrage
Une fois le béton ferme au toucher sur le dessus des marches (environ 48 h), le coffrage peut être retiré. Les côtés de l’escalier peuvent être lissés et les éventuels trous colmatés avec du béton. Il est conseillé d’attendre au moins 7 jours avant de marcher sur l’escalier et d’installer une rampe.
Remarque sur les escaliers extérieurs
L’escalier extérieur peut être posé directement sur le sol à condition qu’il repose sur une base stable, à l’abri du gel. Il peut être également construit selon la méthode décrite ci-dessus. Ce type d’escalier nécessite plus d’entretien qu’en utilisation intérieure du fait des possibles infiltrations d’eau dans le béton qui causeraient des fissures en gelant durant l’hiver. C’est la raison pour laquelle il est préconisé d’appliquer un produit imperméabilisant tous les ans. Une peinture à béton pour l’extérieur contribuera aussi à prolonger la vie de l’ouvrage, mais ceci n’est pas obligatoire.
|