Solution 3 : les monomurs de 42

Avec une épaisseur accrue, ces monomurs affichent des résistances thermiques augmentées. En particulier lorsque la structure alvéolaire est remplie d’un isolant minérale.
S’il s’agit d’un monomur dit de 42, son épaisseur réelle est de 42,5 cm. Et a fortiori puisqu’elle est supérieure aux autres monomurs, les performances de résistance thermique s’accroissent.
Avec structure alvéolaire traditionnelle, ce monomur affiche un R = 3,68 m2.K/W. La résistance thermique atteint R=5,35 m2.K/W en version dite remplie car les structures alvéolaires reçoivent un isolant minéral, la perlite.
L’autre intérêt de l’épaisseur de ces maçonneries : elles laissent la place nécessaire à une isolation des têtes de planchers efficaces. Un atout de taille, lorsqu’un pont thermique plancher/façade peut représenter des déperditions thermiques aussi importantes que celles de la surface totale des murs.
Résultat : cette solution est plus favorisée en plancher intermédiaire par le bilan thermique, une configuration voisine des performances d’une isolation par l’extérieur. La preuve : le pont thermique en plancher béton intermédiaire affiche un Ψ = 0,18 W/(m.K).
Elle est une réponse notamment dans les zones climatiques aux hivers plus rigoureux.
Intérêt :
une épaisseur qui répond à la demande de performance thermique, adapté pour la recherche de confort d’hiver, qualité de l’isolation des têtes de planchers.
Limite :
surcoût, menuiseries pas encore standardisées, perte de surface habitable.
INFOS PRATIQUES
Rappel RT 2012
La RT 2012 reprend en grande partie les exigences et la démarche du label BBC-Effinergie. Elle ajoute un indicateur supplémentaire qui est la performance du bâti.
En ce qui concerne l’isolation de l’enveloppe :
- performance minimale du bâti : Bbio max (besoins de chauffage, éclairage et production de froid).
- ponts thermiques : ratio de transmission thermique linéique moyen global des ponts thermiques inférieur à 0,28W/(m2.K) et
- ΨL9 ≤ 0,6 W/m.K.
- perméabilité à l’air des maisons < 0,6 m3/h/m2 de parois déperditives hors plancher bas.
Dans le cadre de la Directive européenne 89/106 Produits de construction, les monomurs font l’objet du marquage CE. En outre, sur l’étiquette Emission de l’air intérieur qui informe sur le niveau des substances volatiles dans l’air intérieur, présentant un risque de toxicité par inhalation, sur une échelle allant de A+ (très faible) à C (fortes émissions), le monomur terre cuite est classé A+.
Source : batirama.com / S. Lacaze-Haertelmeyer