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Ce type d’ouvrage monolithique
est économiquement viable pour des hauteurs de 3 à 6 m. Constitué d’un voile profilé encastré sur une semelle, il est utilisé pour retenir un sol en remblai (terres rapportées) comme en déblai (terres en place), généralement en site hors d’eau. Il est reconnaissable à sa base élargie et à son profil en forme de T ou de L généralement inversé. Il peut être coulé en place (béton banché) soit totalement ou partiellement préfabriqués en usine.
Pour des hauteurs de soutènements importantes (supérieures à 6 m), afin de réduire les forces de cisaillement s’exerçant en pied du voile, des variantes de conception existent : avec contreforts avant ou arrière, avec console ou avec tirant…
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Le mur de soutènement en éléments préfabriqués
simplifie la mise en œuvre (suppression des inconvénients liés au coffrage, à la vibration et au coulage du béton, au temps de séchage…) et réduit le temps de mise en œuvre. Les éléments arrivent finis sur le chantier, sont déchargés à l’aide d’élingues de sécurité et d’un engin de levage, juxtaposés les uns aux autres et posés sur un béton d’assise avec réglage au mortier.
Ils sont disponibles dans une grande variété de dimensions, en largeur comme en hauteur (de 0,60 cm à 8 m selon les fabricants), et permettent, au choix, des alignements droits ou des courbes concaves ou convexes. Autre avantage de taille, les éléments de murs préfabriqués ne nécessitent pas d’enduit de finition. Ils se déclinent même dans une gamme de parements décoratifs pour jouer la carte de l’esthétique.
Intérêts :
ce système apporte une réponse fiable dès lors qu’un doute existe sur la qualité du sol.
Limites :
le calcul des efforts appliqués à ce type d’ouvrage reste complexe.
Source : batirama.com/Virginie Bourguet



