« Même si cet intérêt ne se traduit pas encore dans les mises en chantier, nous sentons un engouement pour les solutions d’étanchéité à l’air depuis début 2013. Alors qu’elle était, surtout, une préoccupation dans les maisons à ossature bois, elle le devient aussi dans la construction traditionnelle », affirme Pierre-Henry Chaillou, directeur marketing chez Ubbink.
Et pour cause. La RT 2012 a imposé le traitement de l’étanchéité à l’air, en fixant des performances minimales à atteindre dans les logements, « ce qui explique la croissance à deux chiffres que connaÎt notre solution et en dépit d’un marché de la construction de maisons individuelles plutôt en repli », confirme Audrey Mollard, chef de produit chez Placoplatre.
Résultat : deux solutions se rencontrent sur ce marché de l’étanchéité à l’air. D’un côté, les membranes à poser sur ossature, déjà éprouvées dans les maisons à ossature bois, et de l’autre, les plus récents revêtements intérieurs à projeter directement sur le maçonnerie.
Joints silicones ou mousses polyuréthane
« Ces deux solutions sont préconisées sans vraiment s’opposer, constate Mathias Habert, chef de marché bâti neuf chez Parexlanko. Elles apportent une réelle réponse qualitative à la première technique le plus souvent utilisée qui consiste à utiliser des joints silicones ou des mousses polyuréthane. Si ces derniers permettent de chasser les fuites d’air, ils se dégradent facilement. Or, il est nécessaire d’avoir recours à des solutions durables ».
En effet, la RT 2012 impose aussi la réalisation de test de perméabilité à l’air et son contrôle à réception du bâtiment. « Les entreprises vont devoir apprendre à valoriser leur devis et à expliquer l’importance d’une étanchéité à l’air pérenne. Elles vont devoir faire preuve de pédagogie car cette notion est plus complexe à faire comprendre que celle de l’épaisseur d’un isolant, par exemple », constate Alexandre Dutin, chef de produits Toiture chez Ubbink.
D’où l’importance de se former à l’application de ces solutions et à l’étanchéité à l’air de manière générale, pour la traiter efficacement en l’intégrant dans une globalité. Le meilleur moyen pour savoir vendre une réelle valeur ajoutée.
Deux qualifications perméabilité à l’air
Qualibat propose la qualification 8711. Elle atteste de la compétence des entreprises à réaliser les mesures de perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments. Et parce que le bon fonctionnement et l’étanchéité des réseaux aérauliques des bâtiments sont primordiaux, l’organisme a créé en janvier la qualification 8721 “Mesurage de la perméabilité à l’air des réseaux aérauliques des bâtiments”.