Solution 1 : Plancher bas et d’étage

©Rector
Les rupteurs de pont thermique apportent le complément d’isolation indispensable en about de dalle et en rives.
Placés en périphérie des planchers intermédiaires (vide sanitaire, étage et combles), ils diminuent considérablement les ponts thermiques linéiques des liaisons murs-planchers. Lesquels représentent, à eux seuls, 18% des déperditions totales d’une maison individuelle.
Ils se distinguent par leur forme adaptée aux différents procédés de planchers poutrelles auxquels ils sont associés. Ils sont constitués soit de polystyrène expansé (PSE), de laine de roche compressée, d’un assemblage PSE et support OSB, ou d’un assemblage PSE et polyuréthane.
Leur mise en œuvre, comme celle des poutrelles et des entrevous, demande une connaissance parfaite des méthodes de pose que l’on trouve dans les Avis technique des fabricants.
Qu’il s’agisse de rupteurs de refend transversaux ou longitudinaux, ces éléments assurent la connexion avec les entrevous du plancher. Ils sont connectés l’un à l’autre (emboîtement) ou simplement juxtaposés.
Les rupteurs longitudinaux, eux, sont placés perpendiculairement aux poutrelles. Ils existent aussi des rupteurs de rehausse utilisés soit sur toute la hauteur de la dalle de compression, soit partiellement.
Des éléments complémentaires peuvent aussi être disposés au-dessus des rupteurs. Dans tous les cas, une attention particulière doit être apportée lors du coulage de la dalle de compression afin que les éléments ne soient pas déplacés.
Intérêts :
traitement en continu. Solutions dédiées à chaque plancher
Limites :
reste un petit pont thermique au niveau des ferrailles
Alternative béton isolant
Il existe, pour les murs banchés en béton, une alternative aux rupteurs thermiques : un béton constitué d’agrégats spécifiques qui apportent un complément d’isolation.
Dit “isolant”, on le destine à la réalisation de voiles de façade et de pignons avec, pour objectif, la limitation des ponts thermiques de liaison entre façades et planchers et façades et refends – cela, bien sûr, dans le cas d’une isolation thermique par l’intérieur.
La réduction des déperditions est de 35 à 40%, ce qui permet soit de s’affranchir de la pose de rupteurs de pont thermique en about de dalle, soit d’apporter un renfort à ces rupteurs pour répondre à des exigences plus sévères.