Solution 2 : Balcons et loggias

©Schock
Ici, on agit davantage sur la structure du bâtiment ou des balcons, plutôt que sur les systèmes d’isolation.
- Première solution : des rupteurs dans la maçonnerie pour assurer la continuité de l’isolation en about de dalle ou balcons, tout en reprenant les sollicitations de la structure. Adaptés à l’ITI comme à l’ITE, ils ne règlent pas la totalité du pont thermique.
Autre solution plus radicale : disjoindre complètement ou en partie le balcon de la structure porteuse du bâtiment, en coupant partiellement la dalle et en remplissant des réservations d’isolant entre le mur et le balcon. Ici, le balcon reste porté par des accroches ponctuelles, d’où risque de déperditions. Une solution améliorée en interposant des rupteurs entre la dalle et la platine métallique.
- Deuxième solution : concevoir des balcons sur prédalles intégrant un espace pour le passage de l’isolant. Il faut ensuite prévoir le ferraillage nécessaire entre les parties intérieures et extérieures et le coulage de la dalle réalisée a posteriori.
Autre option : des consoles en béton fixées dans la continuité des refends. Les ponts thermiques sont limités à cet endroit. Plus radicale, la solution des balcons auto-portés, la seule à garantir une rupture complète du pont thermique, dans le neuf comme dans l’ancien (rénovation lourde). Le principe est simple mais onéreux?: désolidariser les balcons de la façade en créant une structure porteuse (métallique, béton, bois).
Intérêts :
coût moindre que la désolidarisation du balcon
Limites :
le balcon reste porté par des accroches ponctuelles
Que dit la réglementation ?
Depuis l’entrée en application de la RT2012, le ratio de transmission thermique linéique moyen global (Ratio Ψ) des ponts thermiques du bâtiment ne doit pas excéder 0.28 W/(m²SHONrt.K), et le coefficient de transmission thermique linéique moyen des liaisons entre planchers intermédiaires et murs extérieurs ou un local non chauffé ne doit pas dépasser 0.6 W/(m.K).
Cette dernière valeur a failli être remise en cause par le groupe de travail 1 du projet “Objectif 500 000”, travaillant à la simplification des normes de construction. Après le tollé que cette proposition a soulevé, elle a finalement été abandonnée.
Source : batirama.com / Stéphane Miget