Solution 3 : Sans rupteur de pont thermique
Les planelles sont des solutions isolantes en about de dalle de plancher. Elles apportent une réponse dans le cas d’une isolation thermique par l’intérieur pour corriger les ponts thermiques avec des maçonneries performantes.
La plupart des planelles proposées réduisent les ponts thermiques au droit des planchers intermédiaires (hourdis terre cuite, dalle plein/pré-dalle, hourdis coffrant léger), mais également selon les solutions proposées par les industriels, en planchers bas (vide sanitaire avec hourdis isolant seul ou avec isolant sous chape, terre-plein avec dalle portée).
Elles sont déclinées en plusieurs hauteurs afin de trouver celle adaptée à la hauteur du plancher. Mais leurs principaux intérêts sont ailleurs. Tout d’abord, les planelles peuvent se substituer aux rupteurs de ponts thermiques avec brique de 20 cm en terre cuite, ou avec maçonnerie à isolation répartie.
Elles ne changent pas les habitudes de mise en œuvre des planchers, et leur chaînage périphérique. Elles présentent également un intérêt en zone sismique, lorsqu’il s’agit d’augmenter les sections de ferraillage.
Du coup, les risques au moment de la mise en œuvre sont moins importants qu’avec les rupteurs de pont thermique à la pose plus sophistiquée. A poser sur lit de mortier ou collé, selon les produits, les planelles sont une des réponses à la RT 2012 dont les caractéristiques permettent de s’affranchir de la mise en œuvre de rupteurs de ponts thermiques.
Intérêt :
adapté pour tous types de plancher, mise en œuvre plus plus simple qu’avec rupteurs de ponts thermiques.
Limite :
nécessite d’utiliser des planelles dont le matériau doit être de même nature que la maçonnerie qui doit être performante.
INFOS PRATIQUES
Pont thermique : rappel
Un pont thermique est une partie de l’enveloppe du bâtiment où la résistance thermique, par ailleurs uniforme, est modifiée de façon sensible par un absence ou une réduction locale l’isolation thermique.
Outre les déperditions de chaleur, les ponts thermiques peuvent entraîner un risque de condensation de vapeur d’eau en hiver, du côté intérieur. Les déperditions de chaleur dues aux ponts thermiques linéaires sont quantifiées par un coefficient linéique Ψ, exprimé en Watt par mètre et par Kelvin (W/(m.K)).
En plus des ponts thermiques des liaisons, ils peuvent être intégrés, c’est-à-dire au niveau de la surface d’une paroi à chaque interruption ou dégradation de l’isolation thermique. L’impact de ces derniers doit être pris en compte dans le calcul de la résistance thermique R ou du coefficient de transmission thermique U.
Source : batirama.com / Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer

