Garde-corps prêts-à-poser à assembler ou réalisés à façon, en acier, en aluminium, en inox, en bois ou jouant sur la mixité des matériaux, proposés dans divers types de remplissage (barreaudages, lisses, remplissage vitré, croix de St-André…)… le choix est fourni !
La sécurité faisant partie des questions fondamentales d’un projet de garde-corps, sa mise en œuvre se doit d’être irréprochable. La préparation en amont, par exemple, est importante : relevé de dimensions, choix du système de fixation des poteaux (voir encadrés), analyse du support…
Reconnaître le support
Il est parfois difficile de connaître la qualité du support afin d’identifier si le béton est fissuré ou non, son état de fissuration ayant un impact sur la performance d’une cheville. En cas de doute, il faudra effectuer des tests de traction afin de contrôler la valeur de service de la fixation.
Rappelons que le marquage CE (validant une procédure d’évaluation de la conformité du produit par ATE) est obligatoire pour les chevilles métalliques de sécurité destinées à la fixation d’éléments lourds et légers fixés dans le béton, pour les chevilles chimiques de sécurité utilisées dans la fixation d’éléments lourds dans le béton.
AVIS D’EXPERT
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Hervé Lamy Directeur technique de l’Union des métalliers de la fédération française du bâtiment. |
« La sécurité de l’ancrage à surveiller »
« Le choix d’un système de fixation doit prendre en compte la nature, l’état et l’épaisseur du support, les sollicitions auxquelles est soumis l’élément à fixer ainsi que la corrosivité de l’environnement.
Dans le cas d’une mise en œuvre de garde-corps, les chevilles de fixation ont un impact direct sur la sécurité. Le système de fixation doit avant tout être choisi afin que les efforts appliqués au garde-corps puissent être repris.
Les charges applicables définies dans les normes doivent donc faire référence en prenant en compte la géométrie du garde-corps. Côté mise en œuvre, le respect des exigences de pose est essentiel pour garantir la qualité de l’ancrage et donc pour obtenir les caractéristiques de résistance conformes à celles annoncées par le fabricant des chevilles.
Un soin tout particulier doit être apporté au dépoussiérage du trou foré (sans dépoussiérage, une cheville à expansion peut perdre jusqu’à 70 % de sa résistance, une cheville chimique jusqu’à 100 %), au serrage par clé dynamométrique dans le cas d’une fixation mécanique.
Il faut également respecter les distances aux bords libres ou entre chevilles au risque d’avoir, respectivement, soit une réduction de la surface du cône de compression (dont découle directement les performances de la cheville) soit une interférence des cônes de compression de chacune des chevilles ce qui, dans les cas limites, peut conduire à la fissuration ou à l’éclatement du béton. »

