Solution n° 1 : Le bloc béton à isolation intégrée
Le bloc RTH est composé de deux blocs en béton reliés mécaniquement en usine par une plaque isolante en polystyrène expansé moulé de 7,5 ou 10 cm d’épaisseur dans sa partie pleine.Entre le bloc béton et la plaque isolante, des "échancrures" de 2 cm créent des lames d’air qui vont permettre de diminuer la température de la paroi extérieure en plein soleil, de s’opposer aux effets de condensation nocturnes et de créer une coupure de capillarité efficace. La solidarisation bloc/isolant est obtenue de deux façons : soit par moulage du béton de part et d’autre de la plaque (celle-ci étant introduite dans le moule lors de la fabrication des blocs) soit par insertion, après coup, entre les deux blocs en béton, la liaison mécanique étant alors assurée par quatre tenons en queue d’aronde.Un bloc courant mesure 50 ou 40 cm de long, 20 cm de hauteur et 32,5 cm d’épaisseur (avec une isolation de 7,5 cm) répartie comme suit : 15 cm pour le bloc intérieur + 7,5 cm pour la plaque isolante + 2 cm de lame d’air + 8 cm pour la planelle extérieure.Sur le plan thermique, le procédé d’isolation par l’extérieur conjugué aux performances intrinsèques du bloc béton donnent d’excellents résultats.A titre de comparaison, pour obtenir les mêmes performances avec une isolation thermique intérieure, il faudrait de 16 à 19 cm d’isolant !Le coefficient U du mur fini est de 0,39 W/m2K avec 7,5 cm d’isolant et 0,31 W/m2K avec 10 cm.En plus des blocs standards, ce procédé se décline en bloc multifonction (pour faciliter coupes et montage des ouvrant, effectuer un harpage des refends), en bloc d’angle (pour réaliser des chaînages verticaux) et en planelle (pour les abouts de planchers et le clavetage mécanique du chaînage).Révolutionnaire dans sa conception, ce bloc reste traditionnel dans sa mise en œuvre si ce n’est que le joint au mortier se pose exclusivement sur les parties en béton à l’aide d’une règle de pose qui va le calibrer et le délimiter.A noter que le bloc RTH est encore soumis à un avis technique et qu’il n’est utilisable que pour des constructions allant jusqu’à 4 niveaux
(R + 3).
AVANTAGES :
les ponts thermiques sont supprimés au droit des planchers et des refends grâce à l’isolation renforcée; par rapport à une solution classique bloc + isolant intérieur, il est possible d’économiser jusqu’à 15 % d’énergie dans une maison individuelle ; le temps de mise en œuvre est considérablement réduit du fait d’une seule opération au lieu de deux.

Sur le marché du béton, blocs accessoires et blocs spécifiques, traditionnels ou sous Avis technique (AT), permettent de réponde à toutes les contraintes constructives.
Solution n° 2 : Le bloc béton à bancher
Destiné à être utilisé lorsque les murs sont soumis à des efforts importants, il sert de coffrage perdu au béton coulé en œuvre. Ce bloc est constitué de deux parois extérieures en béton de granulats courants ou légers reliées entre elles par deux ou trois entretoises. A l’empilage, ces entretoises forment des alvéoles perpendiculaires au plan de pose qui vont servir de coffrage et remplacer les banches traditionnelles. Des encoches sont généralement prévues dans la structure même du bloc pour faciliter le positionnement des armatures horizontales et verticales. Ces fers d’armature doivent en effet être mis en place à l’avancement du mur. A noter qu’il existe deux types de blocs sur le marché : les blocs qui se posent à sec, sans joint de mortier (ils sont alors encore obligatoirement soumis à un avis technique et calibrés en hauteur pour un empilage précis) et ceux qui sont maçonnés traditionnellement. Mais dans les deux cas, les principes de mise en œuvre restent les mêmes : les joints verticaux doivent être décalés d’un lit sur l’autre (à l’aide de blocs spéciaux inclus dans les palettes) d’une longueur égale à celle de la "fourche" de façon à former l’escalier pour un remplissage optimal par effet de cascade ; le premier rang est posé sur les fondations planes ou sur arase en commençant par les angles ; le remplissage est effectué à la pompe ou à la benne avec un béton de granulat courant mais de consistance fluide et non vibré sur une hauteur correspondant à une hauteur d’étage courant (certains professionnels recommandent toutefois de couler par tranche de 1 m à 1,20 m pour plus de facilité). Ces blocs existent en 50 cm de long sur 20, 25, 30 cm de large pour les blocs classiques voire même 15 cm pour certains blocs montés à sec, et 20 ou 25 cm de hauteur. En fonction des produits et des dimensions, il faut compter de 8 à 10 blocs / m2 et une quantité de béton de remplissage qui varie de 65 l/m2 (bloc de 15) à 180 l/m2 (bloc de 30), la moyenne étant de 100 à 105 l/m2 pour un bloc de 20. A noter également que le bloc à bancher monté à sec existe en version isolante : deux planelles en béton sont solidarisées à un élément central en polystyrène expansé haute densité (PSE).
AVANTAGES :
La suppression des banches diminue considérablement le temps d’assemblage qui peut encore être réduit par un montage à sec ; les applications antisismiques sont possibles grâce à l’incorporation d’armatures verticales et horizontales.