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Solutions

S1 : La maçonnerie à joint mince

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S1 : La maçonnerie à joint mince
S1 : La maçonnerie à joint mince

Solution n° 1 : Le béton cellulaire

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La fabrication d’un bloc de béton cellulaire est des plus simple : le mélange silico-calcaire est laissé au repos, à température ambiante, pendant 3 à 4 heures pour obtenir un début de cristallisation puis découpé et rectifié au fil d’acier avec un calibrage en hauteur au 1/10e de mm. Les blocs ainsi obtenus sont ensuite cuits dans un four autoclave à 180°C, sous pression. À la sortie, les éléments destinés à la réalisation des murs porteurs et de refend font 20, 25 ou 30 cm d’épaisseur et ne nécessitent aucun isolant rapporté exception faite des blocs de 20 cm d’épaisseur qui ne permettent pas de répondre aux impératifs de la RT 2000 (Réglementation thermique). La mise en œuvre est facilitée par des coupes et des ajustements en longueur qui se font tout simplement à l’aide d’une scie égoïne ou d’une scie à ruban et par la légèreté des différents éléments de maçonnerie (120 kg/m2 pour un mur constitué de blocs de L 62,5 x H 25 x Ep 30), disponibles sous de multiples formes (blocs, panneaux, poteaux, plaques, planchers, planelles isolantes…).

 

Le prix moyen fourni/posé pour une réalisation complète (matériaux + mortier colle) varie de 69 à 74 E HT/m2 en blocs de 25 cm d’épaisseur et aux alentours de 80 E HT/m2 en blocs de 30 cm.

 

Avantages :

 

• Matériau à isolation thermique répartie.

 

• Très léger.

 

• Sa conductivité thermique est presque vingt fois inférieure à celle d’un béton classique avec un coefficient Up de 0,46 à 0,39 W/m2K selon l’épaisseur du bloc.

 

• Sa résistance mécanique est supérieure à celle d’un mur en parpaing creux de 20 cm d’épaisseur à isolation intérieure rapportée

 

Solution n° 2 : La terre cuite 

 

Issues d’un mélange naturel de terre et d’eau, les briques sont constituées de perforations verticales de grandes dimensions à alvéoles multiples.

 

mater3-376.jpgPour certains modèles, des grains combustibles tels que sciure de bois, carton ou polystyrène recyclé sont rajoutés au mélange de base. Ces grains vont, lors de la cuisson, se consumer et disparaître totalement en créant de petites bulles d’air améliorant ainsi sensiblement l’isolation thermique. Pour obtenir un calibrage parfait des éléments, indispensable à une pose à joint mince, les briques subissent un traitement de rectification sur leur deux surfaces de pose, en sortie de filière, après cuisson : une fois leur retrait terminé, elles passent entre les disques abrasifs d’une meuleuse dont l’écartement est réglé au dixième de millimètre près pour un calibrage à +/– 0,5 mm qui dans la réalité ne dépasse pas, selon les fabricants, +/- 0,2 mm. Les briques rectifiées font 20 cm ou 30 et 37,5 cm d’épaisseur pour les systèmes monomur à isolation thermique répartie. Là encore, la mise en œuvre est facilitée par la légèreté des briques (262 kg/m2 environ pour un monomur en brique de L 27 x H 21,9 x Ep 30 contre 290 kg/m2 pour un mur en parpaing de L 50 x H 19 x Ep 27,5), la facilité des découpes à la scie sur table ou à la scie électrique alligator, la disponibilité de toutes les formes nécessaires au traitement des points singuliers (linteaux, chaînage, poteaux, tableaux, abouts de dalles…).

 

Le prix moyen fourni/posé pour une réalisation complète (matériaux + mortier colle) est de 70 E HT/m2 en brique de 30 cm d’épaisseur et de 80 à 90 E HT/m2 en brique de 37,5 cm.

 

Avantages :

 

Matériau à isolation thermique répartie

 

• Plus léger qu’un mur en parpaing

 

• Le coefficient Up (de 0,37 à 0,33 W/m2.K pour respectivement un monomur de 30 et 37,5 cm d’épaisseur) est très largement inférieur aux préconisations de la RT 2000 (Up < 0,47 W/m2.K)

 

• La résistance mécanique est excellente, une seule brique pouvant supporter entre 50 et 80 tonnes

 

 

 

 

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