Solution n° 3 : Planchers collaborants : mixité des matériaux
En rénovation, le plancher collaborant bois/béton est utilisé pour renforcer des planchers bois existants, particulièrement lorsque l’on souhaite conserver une sous face apparente. On coule sur l’ancien plancher conservé un nouveau plancher mince en béton ou en mortier de résine. La liaison entre les deux matériaux se fait par l’intermédiaire de connecteurs ( béton ), ou d’encoches ménagées avant le coulage dans l’ancien plancher ( mortier de résine ). Cette solution apporte la résistance d’un plancher béton actuel, tout en conservant au niveau inférieur l’esthétique du plafond bois d’origine. Ce même principe peut s’appliquer à la construction neuve, c’est ce qu’a développé et breveté un bureau d’étude de Montbrison
(42 ) sous la dénomination de « Lignadal ». Il s’agit de l’association d’une prédalle en bois et d’une dalle de compression en béton, liaisonnées par des connecteurs en bois, la sous face bois restant visible dans un but esthétique.
Le plancher collaborant acier/béton est constitué de bacs acier rigides et nervurés, servant de coffrages autoporteurs à une dalle de béton. Un treillis soudé assure la répartition des charges. Il s’adresse d’abord à la construction neuve, mais il peut être retenu en rénovation pour s’affranchir d’un plancher bois maintenu en place.
Bacs acier destinés à des planchers collaborants en construction neuve.
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Produit |
Avantages |
Limites |
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Plancher bois/béton |
Permet de conserver l’ancien plancher |
Prix |
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Plancher acier/béton |
Permet de conserver l’ancien plancher |
Prix |
Solution n° 4 : Poutres composites : des matériaux aux usages mulitples
Les poutres composites répondent à des besoins variés : reprises de charges, renforcement, création de planchers, de mezzanines. Elles possèdent de nombreux atouts : grande portée, épaisseur réduite, mise en œuvre aisée et rapide, économie..
Les poutres en « I » associent une âme et des membrures qui peuvent être de différentes compositions : métal, bois et dérivés du bois pour l’âme, et bois massif pour les membrures. Avec des portées pouvant atteindre 15 mètres, les applications sont nombreuses : planchers, aménagement de combles, surélévations, charpentes, supports de plafonds… On peut également les utiliser pour doubler un plancher existant devant être renforcé, ou comme poutre reprenant les charges en cas de percement d’un refend porteur. Les poutres lamellées collée permettent des portées importantes et des formes variées. Elles sont moins utilisés en habitat, car leur intérêt technico-économique se manifeste surtout pour des portées supérieures à 10/12 mètres. Si tel est le cas, son usage apporte une portée et une résistance mécanique importante pour une section réduite, une esthétique valorisante, ainsi qu’une résistance au feu supérieure à celle de poutres mixtes en « I ».

Les poutres en BMR (Bois Massifs Reconstitués) apportent une réponse pour les portées inférieures à 10 mètres, les plus courantes en habitat, grâce à la lamellation de poutres de petite et moyenne longueur. Ces produits peuvent ainsi se substituer aux bois massifs, dont certains sont parfois des sources de litiges, du fait d’une stabilisation et d’une qualité perfectibles.
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Produit |
Avantages |
Limites |
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Poutres en "I" |
Portées |
Prix/Plancher bois de base |
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Poutres lamellées collées |
Portées |
Prix |
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Poutres en BMR |
Portées |
Pas grand chose... |