

Toutefois, on s'aperçoit ici que le tube n'est plus parfaitement cylindrique après la coupe.

L'opération suivante consiste à redonner au tube sa forme cylindrique initiale. Pour cela on utilise un calibreur-ébavureur. Cet outil présente l'avantage de cumuler les deux fonctions suivantes : calibrer le tube, puis l'ébavurer.

Lors de la phase ébavurage, on retire la couche de polyéthylène qui se trouve à l'intérieur du tube multicouche.

On agit ainsi de façon à faire en sorte que le joint torique du raccord à sertir ne sorte pas de son logement, lors de l'emboîtement du raccord dans le tube. La majeure partie des fuites constatées avec les tubes multicouches vient de cette opértion qui n'est pas toujours réalisée avec soin.

Une fois le tube calibré et évaburé, on le positionne dans le raccord à sertir en veillant à ce que le tube arrive bien en butée dans le raccord. On vérifie sa position grâce à une petite "fenêtre" située sur le raccord.

Il ne reste plus qu'à positionner l'ensemble tube-raccord dans la mâchoire de la sertisseuse.

Le raccord est serti en à peine 3 secondes. C'est la machine qui agit toute seule, tant pour serrer à la bonne pression que pour libérer le raccord.

Le sertissage effectué, il est homologué pour résister à une pression de 10 bars à 20 °C et 4 bars à 90 °C. On peut cependant vérifier sa tenue à la pression. On s'aperçoit que le complexe tube-raccord résiste à une pression constante de près de 80 bars !

Le point de rupture atteint, on s'aperçoit que c'est le tube qui a cédé et non le raccord serti. En effet, c'est à la jonction (la soudure) de la feuille d'aluminium qui forme l'intérieur du tube multicouches, qu'une faiblesse est apparue.

Les outils : le tube multicouches, une sertisseuse et ses mâchoires agréées par l'Avis technique du CSTB, un coupe-tube spécial tubes plastiques, un alésoir-ajusteur et un raccord à sertir.
QUELQUES SITES INTERNET...
• www.girpi.fr
• www.giacomini.fr
• www.roth-France.fr
• www.geberit.fr
• www.uponor.fr
• www.virax.com
• www.rothenberger.com
• www.rems.de
Remerciements à Michel Gay, directeur technique de Giacomini.
Source : batirama.com / Photos : Jean-Marc Zuber