Solution n° 2 : Pose sur plancher chauffant

Réservée aux planchers chauffants à eau de type C, cette pose est aussi décrite dans le CPT Sols grands formats.
La pose sur plancher chauffant, toujours en travaux neufs, est également autorisée. Mais seuls les planchers de type C sont visés, c’est-à-dire les planchers chauffants basse température, où la température de l’eau ne dépasse pas 50°C.
Ils doivent être en tubes métalliques (acier ou cuivre) ou en Per. Les planchers réversibles et les planchers chauffants électriques sont exclus.
Les éléments chauffants sont noyés dans une couche d’enrobage par-dessus laquelle est posée une double couche de désolidarisation (un double film de polyéthylène).
Puis vient une deuxième chape désolidarisée sur laquelle est collé le carrelage. Ce système est conçu pour éviter les problèmes de fissuration que pourraient entraîner les dilatations du plancher chauffant.
Son plus grand inconvénient est d’être obligatoirement prévu dès la conception du bâtiment, pour réserver l’espace nécessaire à la mise en place de la double chape.
Le joint périphérique doit ici être de 5 mm et non 3 mm. Le reste de la pose étant identique à celle sur sol neuf : mortier-colle de classe C2S1 ou C2S2, application à la spatule 8 x 10 x 20 ou demi-lune 20, joints droits de 5 mm de large minimum.
La pose se fait par double encollage si la consistance est normale, ou simple encollage si la consistance est fluide. Les fabricants conseillent néanmoins de beurrer l’envers du carreau, même si la réglementation ne l’impose pas.
Intérêts :
pose adaptée à un sol soumis à des dilatations, esthétique.Limites :
planchers chauffants électriques et planchers réversibles non admis, méthode de pose qui demande de prévoir les réservations dès la conception du bâtiment.Source : batirama.com / Corinne Montculier