Solution 1 : Le bois

Les terrasses en bois peuvent être auto-portantes, en caillebotis ou sur plots. Elles sont présentées sous deux formes : en lames ou en dalles.
Le choix entre les dalles ou les lames de bois se fera en fonction de la taille de la terrasse, leur pose étant similaire. Les dalles en bois sont présentées sous forme de caillebotis et sont plus utilisées pour les espaces réduits.
Les lames de bois se posent sur des lambourdes qui sont soit fixées par vissage dans la dalle dans le cas de sol dur, soit disposées en pose flottante sur des plots. La structure peut prendre différentes formes :
- les terrasses auto-portantes sont constituées d’un platelage vissé sur une charpente, éventuellement scellée contre une façade de la maison, le côté opposé reposant sur des poteaux disposés sur des dalles ou des plots en béton. L’ensemble est solidaire de la maison, les poteaux réglables permettant de compenser d’éventuels tassements de terrain ;
- les terrasses sur étanchéité sont installées sur des plots. Si le DTU demande normalement que la différence de hauteur entre l’intérieur d’une maison et l’étanchéité extérieure soit de 15 cm, il est tout à fait possible ici de se mettre au même niveau, le principe du platelage étant de laisser passer l’eau ;
- les terrasses en caillebotis sont constituées de dalles en bois, qui peuvent être posées sur plots réglables, sur lambourdes ou à même un sol stabilisé. Dans ce dernier cas, la pose se fait directement sur un feutre géotextile pour éviter la pousse de mauvaises herbes. Très mobiles, ils facilitent l’accessibilité à l’étanchéité.
Intérêt :
les terrasses bois coûtent moins cher que leurs homologues carrelées ou bétonnées. Elles sont plus faciles à démonter qu’une terrasse carrelée.
Limite :
le bois nécessite un peu d’entretien : il doit être nettoyé, brossé et entretenu avec de l’huile ou des saturateurs tous les ans. A noter : un bois composite ne nécessite que l’usage d’un balai brosse.
Solution 2 : La pierre reconstituée

Les dalles en béton de pierre reconstituée peuvent être posées selon trois types de pose : sur une assise rigide (scellée, collée) ou une assise souple (sable), selon l’épaisseur du dallage.
La pose sur assise rigide est impérative pour un dallage inférieur à 30 mm d’épaisseur. La dalle coulée aura une épaisseur de 10 cm minimum, intégrant un treillis soudé s’il s’agit d’une plage de piscine. Des joints de dilatation seront prévus en cas de dalle de grandes dimensions.
La pose sur sable permet une pose sur support souple. Elle est plus facile, mais ne permet pas de joint en béton, seulement en sable, en concassé en mousse ou en sable polymère qui a l’avantage de ne pas fissurer contrairement aux autres jointoiements.
La pose sur assise souple concerne le dallage de 30 mm d’épaisseur minimum.
Dans tous les cas, il faut prévoir une pente au moins égale à 2% (et avec des drains d’évacuation de l’eau en cas de sol humide).
Intérêt :
moins chère que la pierre naturelle et d’une grande légèreté, la pierre reconstituée est extrêmement résistante, puisque quasiment incassable. Elle nécessite toutefois un traitement imperméabilisant après la pose car elle peut être facilement tachée. La pose scellée permet de rectifier les différences d’épaisseur du produit. Elle est plus onéreuse que les autres solutions, mais permet de faire des joints permanents. La pose collée, plus aisée, est la méthode la plus employée.
Limite :
si l’on veut changer de revêtement, les poses scellée ou collée imposent de tout casser et d’évacuer les produits et la dalle béton en support. Les dalles peuvent manquer d’homogénéité en épaisseur et les joints sont souvent larges. Elles vieillissent aux UV et aux intempéries.