Solution 3 : Les carrelages

La construction d’une terrasse carrelée impose de prévenir les risques d’infiltrations d’eau et de dégradations liées aux contraintes climatiques d’humidité, de gel, de ruissellements d’eau et d’ensoleillement.
Si le sol ne comporte aucune chape existante, la préparation consiste à creuser des fondations sur une trentaine de centimètres de profondeur, en prévoyant une pente légère pour un écoulement naturel des eaux pluviales, une stagnation de l’eau risquant de rendre les joints poreux (elle sera de 1,5% minimum, soit 1,5 cm/m). La dalle de béton ensuite coulée.
Si une dalle existe déjà, il suffit de la décaper pour enlever la mousse et les moisissures, de boucher les trous avec du mortier et de l’imperméabiliser. Si elle n’est pas plane, on procèdera à un ragréage, sans dépasser les 2 à 3 cm d’épaisseur. Beaucoup plus épais que ceux utilisés en intérieur, le carrelage devra être résistant aux UV, au gel, à l’humidité, etc.
Intérêt :
le carrelage s’adapte à tous les styles. Non seulement il peut offrir un aspect moderne ou vieilli mais, en outre, il imite aujourd’hui de nombreux matériaux : bois, pierre, béton et même ardoise. Il demande moins d’entretien qu’une terrasse en bois, le passage au “Kärcher” permettant de lui rendre son aspect originel. Le grès cérame est le plus intéressant, étant très étanche, résistant au gel et de couleur inaltérable.
Limite :
il peut être glissant et nécessite d’être choisi selon son niveau d’adhérence, spécifié par la lettre “R”. Il est conseillé de le choisir en classe supérieure ou égale à 10 (R10 ou R11). De même, le classement ABC, permet de connaître l’adhérence pieds nus sur carrelage mouillé : de A avec une moindre adhérence à C avec une très bonne adhérence.
Source : batirama.com / Michèle Fourret