Comme la moquette, le parquet n’est pas visé par le CPT 31.64. Pourtant dans la pratique, il arrive que des parquets soient mis en œuvre. La pose devra être uniquement collée et parfaitement maîtrisée.

Première limite : afin de respecter les conditions de la réversibilité, il faudra s’assurer que la résistance thermique du parquet n’excède pas 0,09 m² K/W…
Seconde limite : le système à mettre en œuvre colle (garantie sans reprise d’humidité) et parquet devra être validé par le ou les fournisseurs.
Troisième limite : le parquet devra être entreposé sur le lieu de pose au moins sept jours avant, colis ouvert afin qu’il s’adapte à l’hygrométrie ambiante, dans une pièce chauffée au minimum à 10, 15?°C. Le chauffage aura été mis en route en route environ quatre semaines puis arrêté 48 heures avant la pose. Sa remise en route sera progressive au moins une semaine après la pose.
La pose du parquet collé s’effectue conformément au DTU 51.2. Le support est plan, il est toléré un écart de 2 mm sur une règle de 2 m, et parfaitement dépoussiéré. En cas de chape anhydrite choisie pour l’enrobage, son humidité doit être < 0,5 % et l’hygrométrie ambiante comprise entre 40 et 65 %.
A RETENIR :
Intérêts : revêtement le plus adapté sur un marché haut de gamme.
Limites : non visé par le CPT 31.64, produits garantis par les fabricants impératifs dont le choix reste limité, temps de mise en œuvre très long dû aux différentes phases de séchage, aucun recul sur d’éventuels sinistres.
La résistance thermique maximale
Seules les dalles flottantes à base de liants hydrauliques sont utilisables avec plancher réversible. Elles ne doivent pas présenter une trop forte inertie thermique. Il est donc nécessaire de limiter leur masse surfacique augmentée de celle du revêtement de sol associé à 160 kg/m². Cela correspond à une épaisseur totale au-dessus de l’isolant (revêtement de sol compris) d’environ 7 cm. D’une manière générale, la résistance thermique, au-dessus du tube, ne dépassera pas 0,13 m².K/W -?celle des revêtements de sol (y compris l’isolation acoustique éventuelle) situés au-dessus des tubes étant limitée à 0,09 m².K/W et celle de la dalle flottante proprement dite à 0,04 m².K/W. Certains industriels ont développé des enrobages spécialement conçus pour l’installation de planchers chauffants/rafraîchissants, à l’instar des chapes liquides ou anhydrites qui offrent une conductivité thermique élevée, une faible épaisseur et un bon enrobage, garantissant une transmission rapide et homogène du flux de chaleur pour plus de confort et d’économie.