La chape flottante permet en une seule opération de résoudre le problème des bruits aériens et des bruits d’impact.
Deux techniques sont possibles : la chape sèche et la chape liquide, le but étant de désolidariser le sol de la structure porteuse, avec interposition d’un isolant acoustique suffisamment dense pour ne pas générer de tassements dans le temps. Les chapes sèches se présentent sous la forme de plaques de plâtre spéciales qui incorporent en sous-face un isolant ou une sous couche isolante appliquée en vrac. Cette solution présente plusieurs avantages pour les planchers en bois : pas d’apport d’eau, pas de temps de séchage, chantier propre, surcharges limitées et possibilité de remettre à l’horizontale un plancher incliné ou affaissé. Les chapes liquides sont réservées à des planchers capables de supporter une certaine surcharge. L’organisation du chantier influe également sur le choix technique. Une entreprise de maçonnerie déjà présente sur le chantier et équipée d’une bétonnière a tendance à se tourner vers la chape liquide, un plaquiste choisit d’office la voie sèche.

Les chapes liquides doivent être réservées à des planchers capables de supporter une certaine surcharge. Dans certaines conditions, elles permettent d'incorporer des fluides, dont des systèmes de chauffage par le sol.
La chape sèche apporte une double réponse aux bruits aériens et aux bruits d'impact. De plus, la pose est rapide, sans délai de séchage, elle permet également de retrouver l'horizontalité sur un plancher déformé.
A RETENIR :
Intérêts : Efficaces pour la réduction des bruits aériens et d’impact ; Laisse apparente la sous-face du plancher ; Remet à l’horizontale un plancher incliné
Limites : coût important ; Réduction de la hauteur habitable (contraintes en combles) ; Impose de reprendre les plinthes, hauteur de portes….A réserver aux rénovations lourdes