L’application d’une peinture ou d’une résine de sol sur un support ancien doit faire l’objet de beaucoup d’attention. Un sol existant est toujours plus ou moins encrassé par des poussières, des traces d’huile ou de produits corrosifs.
Le problème est exacerbé lorsque le local était auparavant utilisé pour des activités “mécaniques”. En fonction de l’importance de l’encrassement, de la surface à traiter mais aussi de l’usage futur, plusieurs approches sont possibles. La méthode la plus sûre, particulièrement pour un sol de garage, consiste à réaliser un grenaillage de la surface. Cette opération reste économique pour des surfaces importantes, elle est proportionnellement plus coûteuse pour des surfaces plus réduites, les entreprises spécialisées dans le grenaillage appliquant souvent des forfaits qui pénalisent les petites surfaces.
Lorsque le local est uniquement destiné à un usage piétonnier, un nettoyage en profondeur : détergent, machine haute pression, nettoyage, égrenage de l’ancienne peinture… selon le cas de figure, peut suffire à garantir la tenue du revêtement de peinture, sous réserve également de l’application préalable d’un primaire adapté.
Qui dit support ancien dit aussi souvent “fissures”. Le principe général consiste à les ouvrir manuellement ou idéalement à l’aide d’une disqueuse, puis de remplir la cavité avec un mortier. Il sera le plus souvent composé de charges minérales et résines, identiques à celles retenues pour recouvrir le sol.
Légende photo : Lorsque l’application concerne des pièces de vie, seule une préparation de qualité peut permettre d’atteindre l’aspect de surface recherché. (Doc. Polyfloor)
INFOS PRATIQUES
Chapes neuves : attention à la préparation
Il ne faut surtout pas se fier à l’aspect engageant d’un béton neuf. Même parfaitement sec et propre, il n’est pas toujours en mesure de recevoir une peinture ou une résine, tout est fonction de sa porosité.
Selon la méthode et les matériaux utilisés pour réaliser le sol en béton, en général une chape, la surface peut être relativement fermée, voire presque “glacée”. Ce cas de figure se vérifie particulièrement avec les chapes réalisées à “l’hélicoptère”. Il faut, dans ces conditions, réaliser un grenaillage, seul moyen pour “casser” le film de surface trop fermé. Le grenaillage laissera apparaître une zone plus poreuse, qui “accrochera” de façon plus sûre avec le film de peinture ou de résine. Le DTU 59.3 donne toutes les indications nécessaires permettant de définir l’absorption standard d’un béton. Le deuxième point à surveiller pour éviter des décollements du revêtement, c’est le taux d’humidité de la chape, qui doit être idéalement inférieur à 3?%. Seule l’usage d’une bombe à carbure, utilisée couramment par les poseurs de parquets, de stratifiés et de revêtements plastiques, permet de mesurer avec précision le taux d’humidité résiduelle de la chape.
Livre
À commander au CSTB : DTU 59.3 Peinture de sols