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Matériels

Aménager un VU aujourd'hui n'est pas un luxe

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Aménager un VU aujourd'hui n'est pas un luxe
Aménager un VU aujourd'hui n'est pas un luxe

Il est désormais possible de transformer, pour un prix raisonnable, un simple outil de transport en ­véritable annexe d’atelier de production. Et en même temps d’améliorer la productivité des collaborateurs et de véhiculer une bonne image de l’entreprise auprès des clients via un véhicule parfaitement rangé.

 

Mais de très nombreuses entreprises hésitent encore à franchir le pas. Pourtant, selon les aménageurs professionnels, grâce à une optimisation du poste de travail et une meilleure ergonomie, le mobilier intérieur permet un gain de temps d’environ quinze minutes par jour.

 

Le même raisonnement s’applique aux fournitures : bien rangées, elles sont mieux gérées. De quoi effectuer un retour sur investissement rapide.

 

Comment déterminer la bonne architecture de l’aménagement

 

Chaque cas est unique, chaque métier aussi. Avant tout, il faut considérer le fourgon comme un atelier. Afin d’obtenir un véhicule efficacement agencé, quelques points essentiels doivent être vus avec l’agenceur, comme faire l’inventaire de l’outillage et des matériaux nécessaires quotidiennement.

 

Ils seront ­listés selon leur nature, leur conditionnement, leurs dimensions, leur utilisation, leur quantité. On prendra également en compte les contraintes de transport (fragilité, haut/bas). Sans oublier le système de ventilation (haute ou basse), les sources autonomes d’énergie nécessaires et en particulier leur nature, leurs caractéristiques et leur utilisation.

 

Les conditions de circulation du véhicule, la nature du réseau et des parcours empruntés, les horaires de circulation ont également leur importance. Une fois les réponses apportées à l’ensemble de ces questions, trois points clés sont à vérifier pour valider l’ensemble véhicule / aménagement.

 

Vérifier la capacité de chargement, l’ergonomie de l’aménagement et la conformité à la réglementation (travail, transport, réception de véhicules atelier, code de la route avec en particulier la charge utile. CU = PTAC ou poids total autorisé en charge (poids maximum que le véhicule ne doit pas dépasser) – PV ou poids à vide (poids du véhicule avec les pleins de carburant, huile et eau) + aménagement + conducteur + passager).

 

Bois ou métal

 

Un élément important à prendre en considération lors de l’aménagement d’un véhicule : les matériaux. Le premier, le bois (contreplaqué ou aggloméré), permet de concevoir des aménagements utilisant au mieux les formes de l’espace de chargement.

 

Peu coûteux, il permet d’aménager le fourgon à moindre coût. Le second, le métal, offre le choix entre acier et aluminium. Tous deux résistent beaucoup mieux en cas d’accident et supportent de plus fortes charges.

 

L’acier est lourd et résistant. L’aluminium, plus rigide et plus léger, permet un gain de charge utile pour emporter davantage de matériel. Des matériaux certes plus chers que le bois (d’environ 20 à 25%), mais qui offrent un aspect plus professionnel.

 

En 2007, un crash-test réalisé à l’Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle (UTAC) a mis en évidence l’intérêt de disposer d’un aménagement en métal. Lors de deux chocs à 50 km/h, alors que les étagères en bois ont volé en éclats, les meubles métalliques ont parfaitement résisté.

 

Comment répartir la charge

 

Il faut la répartir sur les deux côtés du fourgon. Le chargement sur un seul côté entraîne une moins bonne stabilité en virage, sans parler de l’usure asymétrique des suspensions ou des pneumatiques.

 

Pire, une répartition des charges déséquilibrée peut créer un renversement du véhicule. Mieux vaut éviter de positionner les charges les plus lourdes en hauteur. Cela détériore le centre de gravité du véhicule et augmente le risque de retournement.

 

Les éléments les plus lourds doivent être disposés vers le bas du véhicule, alors que les éléments les plus légers seront placés en haut. Pour vous aider à mesurer le chargement, équipez-vous d’un indicateur de charge (coût : 1.500 à 1.600 euros environ).

 

Cloison et arrimage des charges

 

En cas d’accident, un mauvais arrimage du chargement peut aggraver les dommages : un coffre ou une mallette peuvent par exemple se transformer en redoutables projectiles.

 

En effet, en cas de choc à 50 km/h le chargement est projeté vers l’avant avec une force comprise en­tre 20 et 40 fois son poids et peut tuer les occupants du véhicule, même avec une cloison de séparation.

 

Pour la meilleure efficacité, le dispositif de retenue des charges doit combiner une cloison de séparation et un système d’arrimage adapté aux masses et volumes transportés. Choisir une cloison de séparation pleine plutôt que grillagée permettra d’optimiser la retenue de la charge.

 

Elle évite, en outre, la propagation des bruits et des odeurs entre l’avant et l’arrière et préserve le confort thermique de la cabine.

 

Aménagement fixe ou modulaire

 

Les rangements peuvent être fixes (coffres, étagères) ou extensibles (tiroirs) pour former un espace le plus fonctionnel possible. Certaines sociétés proposent des dessertes ou des mallettes amovibles qui peuvent être facilement sorties du fourgon sur un chantier ou pour libérer l’espace de chargement. Une fois dans le fourgon, elles sont solidement arrimées par des fixations spécifiques.

 

Certains équipements peuvent même être démontables et réutilisables. En cas de vente de l’utilitaire, vous pouvez démonter votre équipement pour l’installer dans votre nouveau fourgon. Attention : veillez à ce que le plancher du Véhicule soit de qualité afin de rendre possible un aménagement durable.

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