Les chenilles sur roues sont maniables, avec un faible encombrement, et sont utilisables aussi bien en intérieur qu’en extérieur dans des zones restreintes ou difficiles d’accès. Equipées d’un volant, elles se conduisent comme une camionnette et, autre avantage, elles peuvent se déplacer sur route pour accéder au chantier sans nécessiter d’être remorquées ou tractées à l’inverse des chargeuses sur chenilles.
Ces dernières, qui exercent moins de pression sur le sol, sont par contre parfaitement adaptées aux interventions sur les terrains en pente, accidenté, rocailleux ou boueux et aux sols de faible portance ou fragiles car elles causent moins de dégradations, réduisant de ce fait considérablement les réparations de fin de chantier.
Dans tous les cas, pour éviter toute détérioration du sol, il est recommandé de choisir une machine qui exerce une pression au sol (exprimée en kg/cm2) inférieure au poinçonnement admissible au sol.
A noter que les chenilles d’une chargeuse sur chenilles peuvent être en caoutchouc ou en acier. Les chenilles en caoutchouc permettent de travailler sur des supports en béton ou en asphalte sans détériorer le revêtement.
Celles en acier, que l’on trouve généralement sur de grands châssis, sont recommandées pour les travaux de démolition ou liés au recyclage des déchets.
Certificat d’aptitude à la conduite obligatoire
Un décret de novembre 1998 impose la délivrance d’une autorisation de conduite par le chef d’entreprise (article 233-11 du Code du travail), autorisation délivrée sous réserve que le conducteur soit correctement formé, qu’un examen médical ait été réalisé par le médecin du travail (à renouveler tous les ans) et accompagnée d’une information sur les lieux des travaux et sur les instructions à respecter sur le chantier.
La formation à la conduite des engins mobiles automoteurs de chantier fait l’objet de recommandations par la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (Cnamts). Pour les engins de chantier, il s’agit des recommandations n°372 modifiées qui définissent les conditions d’obtention d’un Certificat d’Aptitude à la Conduite en Sécurité (Caces).
A lire impérativement pour savoir si le futur conducteur possède les connaissances et le savoir-faire exigé.
Validité de 10 ans
Le Caces, d’une validité de 10 ans, ne peut être délivré que par un “organisme testeur”* certifié titulaire d'une qualification délivrée par un “organisme certificateur de qualification lui-même accrédité par le Cofrac, Comité français d'accréditation, et conventionné par la Cnamts.
Le Caces n’est ni un diplôme, ni un titre de qualification professionnelle. Il permet de contrôler et de valider, à partir d’un test théorique et pratique, les connaissances et le savoir-faire de l’utilisateur pour conduire en toute sécurité et s’adresse aux conducteurs débutants comme à ceux qui maîtrisent déjà la conduite de l’engin concerné grâce à une expérience professionnelle ou à une formation qualifiante.
Pour les mini-chargeuses jusqu’à 4,5 tonnes, le conducteur doit être détenteur d’un Caces de catégorie 4, “Engins de chargement à déplacement alternatif”.
* La liste des “organismes testeurs” est disponible sur le site internet de l’INRS, Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, www.inrs.fr
Quel prix pour quels équipements ?

Compter en moyenne entre 30 000 et 80 000 € HT selon que vous choisissez une chargeuse avec godet standard ou godet 4 en 1 et selon le degré de finition et d’option que vous souhaitez :
- version canopy ou cabine fermée avec ou sans chauffage et /ou climatisation ;
- commande des équipements par pédale et levier ou par joystick pour une plus grande fonctionnalité ;
- degré d’instrumentalisation du tableau de bord ;
- déplacement à une ou deux vitesses ;
- attache des différents outils compatibles par système mécanique ou, pour plus de confort, par système hydraulique pour permuter les accessoires sans quitter la cabine ;
- siège réglable hydraulique ou pneumatique sur coussin d’air pour atténuer les secousses et optimiser le confort;
- poste de radio de série pour certaines… les chargeuses compactes d’aujourd’hui offrent un confort de travail exceptionnel.
Si vous souhaitez compléter vos accessoires, compter en moyenne 4 000 € HT par outil.
Quid de la maintenance et des vérifications réglementaires ?
La maintenance doit être assurée suivant les prescriptions du constructeur et enregistrée dans un dossier de maintenance. Par ailleurs, les chargeuses compactes, comme tous les engins mobiles de terrassement, doivent faire l’objet d’une vérification tous les 12 mois par une personne qualifiée qui connaît, en particulier, les principes réglementaires et techniques de prévention, les dispositions réglementaires concernant la machine et leur vérification, la technique et la pratique des vérifications.
Selon les parties de la machine, la vérification consiste en un examen visuel de l’état physique de la partie examinée ou en une vérification de fonctionnement. Les observations doivent être enregistrées dans un rapport qui est à annexer au registre de sécurité de l’utilisateur et à conserver pendant 5 ans.
Le Cisma a édité un guide à l’intention des entreprises, “Réalisation des vérifications générales périodiques – Engins de chantier” récapitulant le domaine d’application, les textes de références, les matériels concernés, l’étendue des vérifications à effectuer…
Pour se le procurer, www.cisma.fr ou 01 47 17 63 20
Source : batirama.com / Virginie Bourguet