Chauffage d’espaces, assèchement de murs et de pièces, ou encore protections antigel dans des chantiers, tentes de chantiers, usines… le domaine d’utilisation des chauffages de chantier est grande. Qu’ils fonctionnent à l’électricité ou au fioul, à combustion directe ou indirecte, ces appareils sont la solution idéale pour tous les professionnels.
Chauffage électrique : chaleur propre et sèche
Les chauffages électriques représentent l’une des méthodes les plus sûres, rapides et confortables. Contrairement aux chauffages au fioul qui émettent des gaz de combustion et de l’humidité, les appareils électriques produisent une chaleur propre et sèche, idéale pour déshumidifier les chantiers.
En effet, plus la température ambiante est élevée, plus le temps de séchage est court. Autre avantage : ces appareils garantissent une sécurité maximale puisqu’il suffit de disposer d’un raccordement au réseau électrique et non d’un combustible.
«Ce qui peut représenter aussi un inconvénient car en fonction du volume à chauffer et de la taille du chantier, il est nécessaire d’avoir une alimentation électrique suffisante d’où également la nécessité de groupes électrogènes», explique DidierWeissgerber, responsable commercial de Trotec.
En ce qui concerne leur puissance, les premiers modèles débutent à 3 kW et se branchent en 220 V, et peuvent atteindre les 120 kW. «Mais ce type d’appareil oblige un raccordement au réseau EDF. Les modèles standards vont de 18 à 22 kW», ajoute le spécialiste.
Fioul : des puissances plus élevées
Les appareils au fioul, très performants également, permettent de chauffer rapidement et longuement de grandes surfaces, tout en offrant un très bon rendement. «Le fioul a, en effet, l’avantage par rapport à l’électrique d’avoir des puissances beaucoup plus élevées. Il peut démarrer à 20 kW de puissance et jusqu’à 400 kW de puissance de chauffe», commente DidierWeissgerber. «Pour vous donner un ordre d’idée la chaudière d’une maison est de 35 kW», compare Geoffrey Rousseau, responsable marketing de S.Plus.
Fiables et solides, ils sont également mobiles et comprennent un réservoir intégré pour une plus grande flexibilité. Le fioul est aussi une source d’énergie peu coûteuse, cette méthode de chauffage reste l’une des plus économiques, surtout lorsqu’on utilise des appareils de qualité et performants.
«Mais ce type de chauffage est tout de même plus contraignant que l’électrique car il faut l’alimenter en fioul et il faut penser à évacuer les gaz de combustion. Autre inconvénient, s’il fait trop froid le fioul peut geler», note Didier Weissgerber.
Achat ou location ? Les deux !
Achat ou location, cela dépend du chantier. «En effet, sur les gros chantiers qui ont besoin de puissance très importantes, les chauffages sont généralement loués car à l’achat ils reviennent trop chers. En revanche, sur des plus petits chantiers (appartement, étage d’immeuble…) ils sont plutôt achetés», souligne Didier Weissgerber.
Calcul de la puissance de chauffage
Le diagramme ci-dessous permet de calculer rapidement et approximativement la puissance calorifique requise par le chauffage utilisé pour des locaux supérieurs à 1 000m3. Les valeurs indiquées reposent sur le besoin en chaleur pour le chauffage temporaire de bâtiments utilitaires ou similaires ayant une isolation standard par une température extérieure de -5 degrés.

Exemple de calcul :
afin de chauffer un local d’un volume de 5 000 m3 et d’obtenir une température ambiante de 12°C lorsque la température extérieure moyenne est de -5 degrés, il faut une augmentation de 17 degrés, ce qui représente une puissance de chauffage d’environ 23 watts/m3.
D’où un besoin total en chaleur de 5 000 x 23 watts = 115 000 watts = 115 kW.
Remarque : si le local dispose d’une bonne isolation thermique, on peut déduire 15% de la puissance de chauffe, si au contraire, le local est mal isolé, il faut ajouter 15%.