Aller au contenu principal
Matériels

Coffrages verticaux : des performances éprouvées ! (page 2)

7 min de lecture
Partager :
Coffrages verticaux : des performances éprouvées ! (page 2)
Coffrages verticaux : des performances éprouvées ! (page 2)

 

Peau coffrante : traditionnelle ou nouvelle génération ?

 

Outre son rôle mécanique et d’étanchéité, sa résistance aux agressions physico-chimiques lors du bétonnage, l’aspect et la qualité de la surface coffrante appelée “peau” conditionne la qualité de parement du béton, son état de surface, sa texture, l’homogénéité de sa teinte...

 

Les matériaux traditionnellement utilisés en peau sont le contreplaqué bakélisé ou la tôle d’acier. Depuis quelques années, une nouvelle génération de peau est apparue, déclinée en fibre de verre ou en polypropylène.

 

Selon les fabricants, entre autres avantages, elles sont extrêmement résistantes dans le temps (notamment aux UV, à l’humidité), d’un entretien facile, nécessitent peu d’agent de démoulage tout en offrant une qualité supérieure en terme de surface du béton (surface extra lisse, unie, brillante).

 

Leur manipulation et leur mise en œuvre restent identiques à celles des peaux coffrantes classiques (utilisation de clous). Rappelons enfin, que pour obtenir un béton architectonique dont le parement présente un relief décoratif, une matrice en négatif peut également être appliquée sur la peau de coffrage.

 

Stabilité au vent : 3 systèmes au choix

 

Dans la mesure où une banche n’est pas auto-stable, afin d’éviter tout risque de renversement (et en particulier au vent, principale cause de basculement), elle doit être équipée d’un système de stabilisation fixé à demeure sur la banche ou faisant partie intégrante soit du matériel soit du mode opératoire.

 

La stabilité des banches doit être assurée par un vent pouvant atteindre 85 km/h en pointe. La Cnamts (Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés) a établi un référentiel de recommandations (R 399 du 19 juin 2003) pour prévenir le risque de renversement des banches sous l’effet du vent dans lequel elle reconnaît 3 classes de dispositif de stabilisation :

  1. stabilisation par ancrage arrière (classe 1) : deux étais sont fixés, d’un côté, sur la partie arrière de la banche et de l’autre, sur un lest indépendant (en béton dans moule acier ou en fonte) ou sur un ouvrage solide (comme une dalle béton) par l’intermédiaire de douilles, boucles…

 

Les lests doivent être positionnés de façon à ce que les étais soit dans le plan perpendiculaire à celui de la banche. Leur poids et leur distance par rapport au coffrage sont donnés par le constructeur. Ce système s’adapte sur toutes les banches sans modification importante et a pour avantage de permettre le ripage de la banche et le réglage de la verticalité.

 

  1. stabilisation par contrepoids à demeure (classe 2) : un contrepoids arrière (dont le poids est déterminé par le fabricant de la banche en fonction des conditions d’emploi) est solidaire de la banche par l’intermédiaire de supports prévus par le constructeur.

 

Pour faciliter le couplage / découplage des banches, le contrepoids est placé entre les raidisseurs verticaux. Lorsque le contrepoids est prévu en béton armé il peut être réalisé par l’entreprise. Le ripage et le réglage de la banche demandent des efforts plus importants, le poids de la banche étant doublé. La surcharge du contrepoids est à prendre en compte dans le choix du matériel de manutention.

 

  1. stabilisation par couplage (classe 3) : les banches sont couplées deux à deux, en vis-à-vis, à l’aide de deux dispositifs minimum à écartement variable (compas, ciseau ou crémaillère) situés en partie haute.

 

Un dispositif de verrouillage (manuel ou automatique) permet de maintenir un écartement donné entre les banches selon l’opération à réaliser (stockage, manutention, ferraillage, bétonnage…). Ce dispositif apporte un gain de temps certain à la mise en œuvre mais induit une grande inertie à la réception. Il est rare de réaliser un chantier dans sa totalité avec ce dispositif qui est souvent couplé aux dispositifs de classe 1 ou 2.

 

Formation obligatoire

 

 

Le métier de coffreur – étayeur regroupe la mise en œuvre des coffrages verticaux et celles des coffrages horizontaux ou inclinés accompagnés des structures d’étaiement les supportant.

 

Il y a obligation de respecter les règles de sécurité ainsi que les réglementations liées au travail en hauteur. Les matériels utilisés sont régis par des normes produits, leur utilisation sur le chantier requiert donc une formation spécifique.

 

Conformément au décret 2004 – 924 du 01/09/2004, relatif à l’utilisation des équipements de travail mis à disposition pour des travaux temporaires en hauteur, la formation est obligatoire mais peut être dispensée par l’entreprise elle-même (l’employeur devant pouvoir justifier des éléments/supports techniques et pédagogiques qui lui ont permis de former mais aussi d’évaluer les compétences du salarié), au sein d’un organisme de formation agréé par la Cnamts ou via le Syndicat français de l’échafaudage, du coffrage et de l’étaiement.

 

Pour les coffrages verticaux, ce dernier propose 3 formations comprenant le coffrage proprement dit, le ferraillage simple, la mise en œuvre du béton, le décoffrage :

  • Aide-coffreur – niveau 1 ;  
  • Coffreur – niveau 2 pour travailler sur des ouvrages jusqu’à 6 m de hauteur ;
  • Coffreur – Niveau 3 sur des ouvrages au-delà de 6 m de hauteur.



Poteau : un coffrage particulier

 

Il existe différents types de coffrage de poteaux, à dimensions fixes (constitués d’éléments industrialisés assemblés par clavetage ou boulonnage) ou à dimensions variables.

 

Les coffrages à dimensions variables sont des coffrages carrés dits “en aile de moulin” (dimension variable dans les deux sens permettant avec un même coffrage de couler des poteaux de sections différentes).

 

Ils sont manutentionnés par demi-coquilles ou en éléments séparés dans le cas d’un montage “portefeuille” (plate-forme, accès et stabilisateurs sont dans ce cas là livrés séparément).

 

Il existe également des nouveaux coffrages en carton permettant de réaliser des poteaux de formes variées, rectangulaire (avec angles vifs ou chanfreinés), carré, cylindrique, hexagonale ou octogonale dans différentes finitions (lisse, spiralée,  cannelée ou avec un joint de dilatation).

 

Ces coffrages sont prêts-à-poser, il suffit de les fixer en pied par un système de blocage et en tête par un carcan pour fixer les étais tirants-poussant. Non réutilisables, ils sont par contre entièrement recyclables.



Source : batirama.com / Virginie Bourguet

Partager :

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera publie apres moderation.

Articles similaires