AVIS D'EXPERT
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Philippe Porchet Directeur RSE de Loxam |
« Porter une attention particulière à la formation des utilisateurs ! »
Loxam, spécialiste de la location loue sur le territoire français, plusieurs centaines d’engins de levage et de manutention par jour. Un point sur ces engins indispensables aux artisans avec Philippe Porchet, Directeur RSE de Loxam.
Batirama : Quels sont les utilisateurs de ce type d’engin ?
Philippe Porchet :
Tout d’abord, il faut distinguer deux types de machines. Un engin de levage sert à faire accéder des personnels à une certaine hauteur et ne peut servir au levage de charges (sauf petit outillage ou consommables), contrairement à l’engin de manutention qui sert lui à lever des charges (matériaux, matériels…) et non des personnes. Concernant leur utilisation, le premier est destiné pour n’importe quel corps de métier ayant besoin d’un poste de travail en hauteur (maçons, charpentiers, électriciens…), le second est destiné au bâtiment, second œuvre, industrie…
Batirama : A-t-on besoin d’un permis spécial pour utiliser ces engins ? Si oui, lesquels ?
P. P. :
Oui, en effet, une autorisation de conduite est généralement sanctionnée par un Caces. Différents types de Caces sont donc requis : Caces PEMP (plate-forme élévatrice et mobile de personne) R386 type 1 ou type 3 pour les engins de levage de personne, le Caces R372 n9 pour les chariots manutention de chantier (chariots télescopiques) ou le Caces R389 (il y a plusieurs catégories selon le poids et le type de chariot) pour les chariots industriels à “mât” vertical.
Par contre, il n’y a pas de “permis” de type conduite routière pour ces catégories de matériels. Ce sont des engins lents qui ne sont pas mis sur le marché pour une circulation sur voie publique et donc ne sont pas immatriculés.
Batirama : Quelles sont les réglementations liées à ces machines ?
P. P. :
Les directives machines européennes encadrent la conception de ces matériels avec le “CE”. Le Code du travail encadre la formation des utilisateurs et les limites d’utilisation de ces matériels ainsi que la nécessité de couvrir des risques pour la sécurité ou la santé de l’opérateur (bruit, vibration, équipement anti-écrasement ou retournement…).
Ces éléments sont bien entendus adaptés à chaque pays qui peut “alourdir” les contraintes techniques ou les équipements complémentaires (ce sont les normes NF pour la France, BE pour la Belgique, DE pour l’Allemagne… qui complètent le certificat CE du matériel).
Batirama : Quelles recommandations donneriez-vous pour utiliser ces engins ?
P. P. :
Respecter scrupuleusement les données du constructeur notamment la limite de charges ou de poids, le déport maxi, l’utilisation intérieure ou extérieure, la présence de vent et si oui de quelle puissance, et vérifier que l’environnement du chantier permet d’utiliser la machine en sécurité (type de sol, meuble ou non, présence d’obstacles aériens type lignes électriques, présence de canalisations enterrées…).
Source : batirama.com / Aude Moutarlier
