L’acheter ou le louer ?
Enfin, le prix d’achat n’est pas à négliger. Il faut comparer le coût d’exploitation par rapport au potentiel de profit qu’un télescopique peut apporter. À caractéristiques techniques équivalentes, l’écart de prix d’une machine à une autre est surtout flagrant entre un modèle à châssis fixe et un rotatif. Livré généralement avec un traditionnel tablier porte-fourches, le complément d’accessoires peut aussi être onéreux.
En conséquence, pour une utilisation spécifique et ponctuelle d’un accessoire, la location d’un chariot adapté est plus judicieuse et rentable.
AVIS D'EXPERT
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Olivier Gros - Concessionnaire d’engin de chantier chez OGIMAT, Franche-Comté. |
« Des chariots polyvalents »
Notre parc est vaste et regroupe les marques des principaux constructeurs. Pour ce type de machine, notre clientèle regroupe principalement des artisans maçons et des charpentiers couvreurs. Il est intéressant de voir que plus l’entreprise de bâtiment est petite, plus elle s’équipera d’un gros chariot télescopique, à la recherche de la plus grande polyvalence possible.
En fonction de leurs besoins, nos clients n’hésitent pas à équiper le porte-outil de la flèche avec des accessoires spécifiques. Un charpentier couvreur installera une potence à treuil pour pouvoir positionner facilement une ferme ou des pannes. Il optera aussi pour une nacelle qui lui permettra de poser les chevrons, les liteaux et toute la couverture du toit.
Nous orientons ces clients vers des modèles télescopiques précâblés et munis d’électrovannes afin qu’ils puissent piloter l’ensemble depuis la nacelle en hauteur. Nous vendons très peu de chariots rotatifs. Même s’ils offrent plus de polyvalence, ils restent toutefois plus couteux qu’un modèle classique de la même catégorie.
Et leur entretien est plus complexe. Néanmoins, ce type de machine est appelé à se développer dans les prochaines années.
Avant tout, sachez que la détention d’un certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES n°9) est fortement conseillée pour manœuvrer un chariot télescopique dans les meilleures conditions. La conduite d’un engin demande certaines précautions et une vigilance accrue. En effet, lors du transport d’une charge sur palette à l’aide de fourches, il faut initialement vérifier que le poids est bien réparti pour éviter tout déport du centre de gravité entrainant un risque de basculement du contenu, voir de l’engin sur un terrain accidenté ou en dévers.
Il faut aussi que l’intégralité des fourches passe sous la palette pour garantir la sécurité du déplacement et éviter tout basculement lors du soulèvement. Par ailleurs, lorsque le chariot déplace une charge plus ou moins encombrante, la visibilité du conducteur peut être amoindrie. La plupart des modèles de chariot télescopiques disposent en série d’un minimum de système de contrôle et de dispositifs de sécurité (avertisseur de recul, rétroviseurs latéraux et arrière, cabine panoramique et/ou basculante, témoins de surcharge, capteurs de stabilité...).
Précautions avant chargement
Sur la plaquette d’identification et sur le certificat de conformité, une remorque affiche un poids à vide et un poids total autorisé en charge (PTAC). La charge utile (CU) est la charge maximale que peut supporter la remorque. Cela correspond au poids maximal de chargement déduit du poids de la remorque à vide. Il faut faire attention à la charge utile réelle. En effet, la charge utile d’une remorque diminue en fonction des équipements optionnels qui y sont installés en complément et qui ne sont pas pris en compte lors du calcul du poids à vide affiché.
Réglementation
- La recommandation R372 de la CNAM concerne la classification des engins de chantier et du CACES concernant les chariots télescopiques.
- Les normes Iso 3471 (ROPS) et Iso 3449 (FOPS) regardent la structure de la cabine.
- La norme EN 1459 : 1988 traite de la sécurité concernant les chariots élévateurs de manutention et des chariots autopropulsés à portée variable.
- La directive Européenne 2006/42/EC concerne ce type de machine de manutention.
- La directive Européenne 2000/14/CE réglemente les émissions sonores environnementales.
- La directive Européenne EU 97/68/EC phase II et III est la norme sur les gaz d’échappement des moteurs thermiques, essence et diesel.
Source : batirama.com / B. Guillou
