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Matériels

Les EPI pour être protégé de la tête aux pieds

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Les EPI pour être protégé de la tête aux pieds
Les EPI pour être protégé de la tête aux pieds

 

« Le port d’un EPI ne peut être envisagé que lorsque toutes les autres mesures d’élimination ou de réduction des risques à la source s’avèrent insuffisantes ou impossibles à met­tre en œuvre », confirme Marjolaine Lin, responsable technique au Synamap (Syndicat national des acteurs du marché de la prévention et de la protection).

 

Par conséquent, le choix de l’un de ces équipements suppose d’analyser au préalable les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. »

 

Réduire le risque à la source

 

« Chacun doit savoir qu’il est dans l’obligation de réduire le risque à la source, ajoute Dominique Dubois-Picard, ergonome à l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics). C’est la première chose à faire avant de penser aux protections collectives ou individuelles. Les risques doivent être réduits en amont. L’homme est fragile et il faut qu’il soit protégé. »

 

Bien évaluer les dangers

 

Avant de débuter les travaux, un chef d’entreprise doit évaluer les dangers. Si, par la suite, ils n’ont pu être supprimés, l’entrepreneur doit faire appel à des solutions collectives. L’EPI est le dernier ressort de protection. Si un risque professionnel est connu, c’est à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour le supprimer ou l’amoindrir.

 

Autrement, sa responsabilité peut être mise en cause, dans le cas d’un accident du travail ou de maladie professionnelle.

 

 

AVIS D'EXPERT

 

Dominique Dubois-Picard,
Ergonome à l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics

 

« S’adapter aux risques »



« La typologie de chaque équipement dépend de celle de l’opération à ­réaliser. L’entrepreneur doit faire attention aux risques mécaniques pour les travaux de manutention. Pour la pose de fenêtres, les ouvriers veilleront à s’équiper de gants en fibre ou en kevlar qui les protègeront contre les risques de coupures.

 

Les chaussures, par contre, doivent être équipées de semelles antiperforations et d’une coque anti-écrasement. Les autres spécificités de ces protections dépendent du travail à faire et des conditions dans lesquelles il est effectué.

 

Je préconise que le chef d’entreprise puisse les faire essayer à ses ouvriers. Comme ils vont les porter toute la journée, autant que ­l’EPI soit adapté à leur corps donc à la bonne taille. Les fabricants travaillent beaucoup sur le confort et  l’esthétique…

 

Il existe différents casques pour les travaux. Pour ceux qui regroupe plusieurs protections en une, c’est un “plus” ergonomiquement. Mais physiologiquement, cela peut s’avérer très lourd quand on le porte 8 h par jour. Tout ce qui est dessus, en plus du casque, représente un poids certain.

 

Cela fait beaucoup et c’est en plus très pénalisant pour les cervicales. Je conseille l’utilisation de trois EPI distincts qui agissent de façon indépendante. Quelles que soit les circonstances, c’est le travail qui doit s’adapter à ­l’homme et non l’inverse. »

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