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Matériels

Les mini-pelles gardent la tête haute

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Les mini-pelles gardent la tête haute
Les mini-pelles gardent la tête haute

Le marché français des mini-pelles de 0 à 6 tonnes a connu une progression exceptionnelle durant plus de 10 ans, passant de 3400 unités en 1998 à plus de 11600 en 2007. Mais, il a fait face, à partir de 2008, à une récession brutale, tombant de 9800 à 4400 unités.

 

Cette situation s’est améliorée en 2010, puis en 2011 avec 8200 unités vendues, pour confirmer, ces 3 dernières années, une situation de plus ou moins de 8000 unités. En France, le marché reste dominé par quelques fabricants tels que Kubota, Yanmar, Bobcat et Caterpillar.

 

La cinquième place est disputée entre Volvo, Wacker Neuson, Hitachi et Takeuchi.

 

 

Le “rayon court” / “rayon zéro” mis en avant

 

C’est au début des années 90 que les pelles à “rayon court” ou “rayon zéro” sont apparues sur le marché en réponse à un besoin en machines, à la fois compactes et agiles, pouvant évoluer dans des espaces restreints et dédiées aux travaux urbains liés à l’entretien des réseaux communaux ou à l’aménagement de surface.

 

Ces machines apportent de nombreux bénéfices appréciables pour l’utilisateur. «Avec ces machines, mêmes les endroits les plus étroits deviennent des chantiers possibles. La partie postérieure de la machine reste toujours dans la largeur des chenilles, vous laissant tourner la cabine sur 360 degrés en pleine sérénité et sécurité réduisant quasi à néant les accrochages avec des objets se situant derrière vous.

 

La rotation sans déport arrière c’est aussi une excellente stabilité et des mouvements rapides, faisant de ces mini-pelles des machines idéales pour le travail en milieu urbain congestionné et à l’intérieur des bâtiments», souligne Bruno, conducteur de mini-pelle chez Eurovia.

 

En effet, avec le concept de rayon court/rayon zéro, les points positifs sont : pas ou peu de déports de la tourelle lors de la rotation de la machine, diminution des risques de chocs sur les personnes ou sur les obstacles environnants, facilité de transport, meilleur accès à la maintenance, capacité de chargement des camions équivalente, à poids égal, à une machine conventionnelle.

 

Les premières machines présentaient quelque inconvénients mais qui ont été travaillés depuis par les industriels. Il s’agissait de la stabilité, des capacités de levage à poids et puissance hydrauliques égaux, de l’accessibilité aux organes de la machine et des cabines trop étroites.

 

Electrique, bi-énergie…

 

Depuis ces dernières années, le domaine des mini-pelles a vu arriver le tout électrique et le bi-énergie. Ce sont, en effet, sur des salons tels que la Bauma ou Intermat, que les visiteurs ont pu découvrir des modèles de mini-pelles électriques.

 

Le constructeur Takeuchi pré­sentait ainsi un modèle 100% électrique de 1,7tonne la TB117E, et des bi-énergie TB108H, TB016SH. Les constructeurs Terex, Kubota ou bien encore Wacker Neuson… ont suivi le mouvement avec des modèles présentant les mêmes concepts.

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