Les pelles hydrauliques d’un poids inférieur à 6 tonnes sont communément appelés mini-pelles.
Passe partout, légères et simples à mettre en œuvre sur les chantiers les plus exigus grâce à leur faible rayon de rotation, elles disposent pourtant de la puissance et de la portée nécessaire pour réaliser rapidement tranchées, creusement de fondations, travaux de déblaiement, levage de charge mais aussi nivellement de terre grâce à leur lame frontale qui permet également de stabiliser la mini-pelle lors des travaux statiques.
Pour optimiser encore les performances, toute une gamme de godets et d’outils de travail à attache rapide mécanique (déverrouillage manuel à l’aide d’une clef) ou hydraulique (déverrouillage depuis la cabine) peuvent s’adapter en bout de flèche : godets d’excavation ou pour curage de fossés, marteaux hydrauliques, tarières, bennes preneuse…
Seul impératif, vérifier que le poids de l’accessoire monté respecte les abaques de charges indiquées par le constructeur.
Des nouveaux modèles ultra-compacts

La plupart des mini-pelles sont montées sur chenilles (à noter que la pente admise est de 30°) même s’il existe quelques modèles sur pneus parmi les modèles les plus lourds. De plus en plus compacts, les nouveaux modèles permettent de travailler dans les espaces les plus restreints. Ces nouvelles machines ne présentent aucun déport arrière (l’arrière de la machine tourne dans la largeur de la machine ou de l’extrémité extérieure des chenilles) voire, pour les modèles ultra-compacts, aucun déport arrière ni avant permettant à la cabine de tourner complètement dans la largeur des chenilles et autorisant un travail au ras des murs avec une visibilité optimale à 360°. Côté prix, selon le modèle de mini-pelle, le degré de finition et d’option que vous souhaitez, comptez en moyenne de 16 500 € HT à 70 000 € HT.
AVIS D'EXPERT
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Didier Champalle Secrétaire général du Seimat, Syndicat des Entreprises Internationales de MATériel de travaux publics, mines et carrières, bâtiment et levage. |
« Vérifications annuelles obligatoires »
« Comme pour tous les engins mobiles de terrassement, l’utilisateur a l’obligation, conformément à l’article R 4323-23 du Code du travail (qui a remplacé le R 233-11) et à l’arrêté du 5 mars 1993, de faire réaliser une vérification annuelle de sa mini-pelle.
Ces vérifications générales périodiques (VGP) portent sur l’ensemble des éléments dont la détérioration est susceptible de créer un danger. Elles sont limitées aux parties visibles et aux éléments accessibles par démontage des carters ou capots et consistent en un examen visuel de l’état physique ou en une vérification de fonctionnement.
Toutes les observations sont à notifier dans un rapport qui doit être annexé au registre de sécurité de l’utilisateur et conservé pendant 5 ans. Il appartient ensuite au chef d’entreprise de décider au vu du rapport du maintien en service ou non de l’engin et/ou des réparations à effectuer.
Ces vérifications générales périodiques peuvent être réalisées par une personne qualifiée au sein de l’entreprise utilisatrice, par le constructeur ou le distributeur, par le loueur ou encore par un expert indépendant. Ces personnes qualifiées doivent figurer au registre de sécurité de l’entreprise.
Cette personne doit maîtriser les principes réglementaires de prévention, les dispositions réglementaires concernant la machine, la technique et la pratique des vérifications. »
