Eclairage sur l’infiltrométrie avec la porte soufflante, technique pour améliorer l’efficacité énergétique d’un bâtiment. L’infiltrométrie ou test d’étanchéité à l’air de l’enveloppe des bâtiments, parfois dénommé “test BlowerDoor” ou en français “test de la porte soufflante” consiste à détecter, visualiser et mesurer les flux d’air qui s’infiltrent au travers de l’enveloppe d’un bâtiment. Ces mesures répondent à la norme NF EN 13829 et à son guide d’application GA P50-784.
Le principe est assez simple et dure environ 30 minutes. Décryptage…
Principe de la porte soufflante. Pour réaliser un test d’imperméabilité, l’équipement d’une porte soufflante est nécessaire. Afin de quantifier les fuites ou entrées d’air d’une habitation, la porte va permettre de la mettre en dépression ou en surpression. L’opérateur l’installera en lieu et place d’une menuiserie existante et vérifiera que toutes les fenêtres et portes soit fermées et les grilles d’aération calfeutrées. La porte soufflante se compose de plusieurs éléments :
- le cadre ou ossature : la porte possède un dispositif adaptable aux différentes tailles de dormants. La dimension est donc réglable et la toile se fixe sur ce support qui va accueillir le ventilateur;
- la/les jauge(s) : c’est un manomètre qui va mesurer, selon les paliers successifs des pressions (écarts relevés entre l’intérieur et l’extérieur). Cet élément mesure aussi le débit de l’air traversant le ventilateur. Ce capteur relié à l’ordinateur réalisera les courbes représentant le débit des fuites en fonction des dépressions mesurées ;
- le ventilateur : implanté dans la membrane de la porte, il est à débit variable. Pour de gros volumes, plusieurs ventilateurs peuvent être associés afin d’obtenir une élévation plus rapide de la pression. Le ventilateur possède une capacité de débit jusqu’à 13.000 m3/h (sous 50 Pa). Ce qui permet de tester des habitations dont le volume chauffé peut être de 5.000 m3. La variation de pression s’effectue par palier de 10 Pa, jusqu’à atteindre, une valeur de surpression/dépression de 50 Pa ;
- le logiciel : le ventilateur est relié à un ordinateur pour effectuer toutes les mesures. Ce dernier va traduire les enregistrements réalisés par la jauge afin de présenter l’ensemble des relevés. Il génère le rapport du test et présente les résultats sur les mesures N50 (taux de renouvellement d’air à 50 Pa), Q4PaSurf (perméabilité à l’air sous 4Pa en m3 /h.m2) et AL (surface équivalente de fuite à 4Pa exprimée en cm2).
- Enfin, lorsque la maison est mise en dépression, un nuage de fumée artificielle est insufflé le long des parois vitrées pour vérifier l’étanchéité des huisseries, il permet d’identifier et de localiser les fuites d’air parasite (raccords avec les parois, toit, planchers, passages des tuyaux d’égout, d’eau chaude, de ventilation…).
AVIS D’EXPERT
Jean-Michel Catherin, président de Testoon
« Attention à bien choisir la gamme de mesure utile ! »
Spécialiste de la vente en ligne d’appareil de mesure et de tests pour les professionnels et représentant français pour des marques telles que Infiltec, Wohler, Liktec…, Jean-Michel Catherin, président de Testoon, répond à quelques questions.
Batirama : Quels sont les critères à prendre en compte dans le choix d’une porte soufflante ?