La France possède un substratum faillé très ancien, qui fait de temps à autre parler de lui. Certes, la France Métropolitaine n’est pas l’Indonésie, néanmoins le risque est bien présent. En effet, 600 séismes sont enregistrés par an en France, dont une quinzaine seulement sont ressentis par la population. Les zones concernées sont historiquement connues, puisqu’il s’agit de zones géologiquement sensibles où des plaques et des fragments se frottent, entrent en collision ou se chevauchent. Lorsque les contraintes s’accumulent et se libèrent brutalement, elles génèrent un séisme d’intensité variable. Parmi les séismes français importants enregistrés ces dernières années, on peut citer : 15 juillet 1996 : Nord d’Annecy (73); 25 février 2001 ; Sud /Sud-Est de Nice (06); 30 septembre 2002 : Nord/Est de Lorient (56); 16 mai 2002 : Sud d’Aucun (65); 22 février 2003 : Ouest/Nord-Ouest de Saint Dié (88)…

Des séismes parfois meurtriers
Il faut souligner que ces séismes n’ont pas été meurtriers, ce qui ne fut pas toujours le cas dans le passé. En effet, certains séismes ont été parfois très meurtriers : 1227 (Aix en Provence : 5000 morts) ; 1248 (Maurienne : 9000 morts)… Des décès dus, pour la plupart du temps, aux effets secondaires, à savoir les incendies, les glissements de terrain… Comme l’a rappelé la ministre de l’Ecologie et du Développement durable Nelly Olin, lors de la présentation du « Plan Séisme » à la fin de l’année 2005 : « Les tremblements de terre peuvent être meurtriers en France » et de rappeler qu’à la fin 2004, un séisme frappait les Iles Saintes au large de la Guadeloupe provoquant la mort d’une jeune fille…
De nouvelles zones sismiques en France
L’actuel principe de précaution, cher à notre pays, va prochainement conduire à faire passer des zones à sismicité négligeable ou très faible, à des zones à sismicité plus élevée, voire des zones considérées comme à sismicité négligeable à des zones réellement sismiques ! (Batirama n°382 de février 2006). Renforcer les dispositions constructives est certes légitime, mais il ne faut pas oublier le bâti existant et surtout veiller à ce que les contrôles techniques soient bien effectués.
Source: batirama.com / Hubert KOENIG