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Escaliers neufs : n’oubliez pas les règles d’accessibilité… (page 3)

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Escaliers neufs : n’oubliez pas les règles d’accessibilité… (page 3)
Escaliers neufs : n’oubliez pas les règles d’accessibilité… (page 3)

 

Bâtiment d’habitation collectif neuf

 

 

Pour tout dépôt de permis de construire postérieur au 1er janvier 2007, les escaliers situés dans les parties communes des bâtiments d’habitation collectifs neufs doivent être construits et aménagés de façon à être accessibles aux personnes à mobilité réduite.

 

S’ils ne sont pas visibles depuis l’entrée ou le hall du bâtiment, une signalisation adaptée doit être mise en place. Il en est de même dans le cas où plusieurs escaliers desservent de façon sélective les différents niveaux du bâtiment.

 

  1. Caractéristiques dimensionnelles

Afin que deux personnes puissent se croiser, les escaliers des parties communes doivent présenter la même largeur que les autres circulations communes du bâtiment, à savoir une largeur minimale entre mains courantes de 1 m (1,20 m entre les murs). Cette valeur est identique si l’escalier comprend une main courante et un garde-corps ou deux garde-corps.

 

En complément, ils doivent avoir :

  • une hauteur de marche inférieure ou égale à 17 cm ;
  • une largeur de giron supérieure ou égale à 28 cm.

 


Pour le confort d’usage de l’escalier, il est conseillé de :

  • respecter la relation 60 cm < 2h+g < 64 cm entre la hauteur de marche (h) et la largeur du giron (g) ;
  • conserver une même hauteur pour toutes les marches.

 


Tout comme pour les maisons individuelles neuves, la largeur du giron est mesurée à 50 cm du mur extérieur de l’escalier si ce dernier est hélicoïdal ou balancé.

N.B. : les escaliers intérieurs des logements sur plusieurs niveaux doivent respecter les mêmes caractéristiques que celles détaillées dans l’encadré “Maison individuelle neuve” page précédente.

 

  1. Sécurité d’usage


En haut de l’escalier, un éveil à la vigilance des personnes mal ou non voyantes doit être réalisé à une distance de 50 cm de la première marche. Cet éveil doit être réalisé à l’aide d’un revêtement de sol ayant un contraste visuel et tactile et il est fortement conseillé qu’il soit identique pour tous les escaliers du même bâtiment.

La première et la dernière marches doivent être pourvues d’une contremarche de 10 cm minimum de hauteur, visuellement contrastée par rapport à la marche.

 

Il est fondamental de réaliser un bon contraste entre les nez de marche et le reste de l’escalier afin de permettre une perception correcte de la géométrie et des extrémités de l’escalier, notamment concernant la première marche dans le sens de la descente.

 

Non glissants, les nez de marche doivent également ne pas avoir de débord excessif par rapport à la contremarche (inférieur à une dizaine de millimètres).
Enfin, dans le cas d’un éclairage naturel insuffisant, le dispositif d’éclairage artificiel doit assurer au moins 150 lux en tout point de chaque escalier.

 

  1. Atteinte et usage


Quelle que soit sa conception, l’escalier doit comporter une main courante de chaque côté, répondant aux exigences suivantes :

  • sa hauteur doit être comprise entre 80 et 100 cm, à moins que la main courante soit remplacée par un garde-corps, auquel cas la hauteur minimale sera celle minimale requise pour le garde-corps pour des motifs de sécurité ;
  • se prolonger horizontalement de la longueur d’une marche au-delà de la première et de la dernière marche de chaque volée ;
  • être continue, rigide et facilement préhensible ;
  • être différenciée de son mur support à l’aide d’un éclairage particulier ou d’un contraste visuel.
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