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Pierres minces attachées : soignez la mise en œuvre !

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Pierres minces attachées : soignez la mise en œuvre !
Pierres minces attachées : soignez la mise en œuvre !

 

Avec pas moins de 300.000m2 posés chaque année en France, les revêtements de façades en pierres attachées connaissent, depuis leur apparition dans les années 50, une notoriété en dents de scie.

 

A l’origine : des sinistres apparus de ci de là sur des ouvrages comme l’Opéra Bastille ou la Grande Arche de la Défense à Paris. Si l’expertise du premier a été provoquée par la chute d’une pierre simplement collée au mastic (au lieu d’être attachée), la pathologie des façades de la Grande Arche consistait en la décohésion granulaire des pierres utilisées.

 

Des désordres divers

 

Mais d’autres types de désordres peuvent également être rencontrés. Citons :

  • La casse des pierres. Elle peut intervenir à la suite d’une mise en compression des plaques faute d’une bonne réalisation des joints de fractionnement, d’une mauvaise fixation des attaches dans le support ou des plaques elles-mêmes, de l’oubli des cales dans les joints horizontaux, de défauts dans les pierres au niveau des points d’attache, etc. ;
  • les problèmes d’étanchéité à l’air et à l’eau par suite d’une incompatibilité entre les attaches utilisées et le support ;
  • les défauts esthétiques sur les pierres comme des coulures, faute de protection d’étanchéité, des tâches grasses au niveau des joints souples ou des points d’attache, dues à la migration des solvants des mastics, des auréoles, conséquences d’une absence de vide d’air entre l’isolant et la plaque de pierre, etc.

 

Et pourtant un DTU…

 

Comme on peut le voir, toutes ces pathologies sont principalement dues à de mauvais choix lors de la mise en œuvre. Pourtant, depuis plus de 20 ans, un texte normatif régit l’ensemble des éléments à prendre en compte lors de la réalisation de tels travaux : le NF P65-202 “Revêtements muraux attachés en pierre mince”, communément appelé DTU 55.2.

 

Actuellement composé de deux cahiers, un pour les clauses techniques et un pour les clauses administratives, il est en cours de révision afin notamment de tenir compte des évolutions techniques et mettre à jour les références normatives (voir page 32).

 

Le point de départ reste toutefois le même : il n’existe pas de bonne mise en œuvre sans une conception bien étudiée et des matériaux conformes aux normes en vigueur. C’est la raison pour laquelle on s’attachera à utiliser des plaques de pierres naturelles répondant aux spécifications de la norme NF B10-601.

 

Leur épaisseur dépendra de la nature de la pierre, des dimensions de plaques souhaitées, du type d’attaches, de l’importance des sollicitations et du mode de pose (revêtements attachés par agrafes métalliques avec polochons, revêtements fixés par attaches métalliques sans polochon ou revêtements fixés sur ossature intermédiaire).

 

Alors, pour faire bénéficier à vos clients des nombreux avantages de cette technique (valorisation et réduction du poids d’une façade, isolation thermique par l’extérieur hors du commun, etc.), respectez les règles de l’Art et soignez la mise en œuvre !

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