Solution n° 2 : Revêtements fixés par attaches métalliques sans polochon

Généralement, ce type de système est constitué de plaques de pierre fixées par des pattes mécaniques, ancrées par des chevilles métalliques au support. Une lame d’air ventilée est ménagée entre le revêtement et le support, ou la sous-couche d’isolation fixée sur le support.
Les prescriptions minimales et limites d’emploi des revêtements fixés par attaches métalliques sans polochon sont les suivantes :
- lame d’air ventilée d’au moins 2 cm d’épaisseur ménagée entre le dos de la plaque de pierre et le support ou l’isolant fixé sur le support ;
-
joints entre les pierres garnis au mortier si :
- bâtiment de hauteur inférieure ou égale à 28 m ;
- surface des plaques de pierre inférieure ou égale à 1 m2 ;
- la plus grande dimension des plaques n’excèdera pas 1,40 m.
Les pattes métalliques doivent être inoxydables dans la masse et réglables dans les trois directions. Au nombre de quatre par plaque en partie courante dans les champs horizontaux ou verticaux des plaques,
elles peuvent être soit :
- scellées au mortier dans le support (béton armé ou non, béton de granulats légers, briques pleines ou perforées, blocs pleins ou perforé de béton de granulats courants ou légers, maçonneries de pierre naturelle) ;
- fixées mécaniquement dans une cheville ancrée dans le support (béton armé ou non).
Un nombre plus important d’attaches peut être envisagé dans le cas de plaques de pierre de grandes dimensions. Comme pour les fixations avec polochons, d’autres combinaisons “type de fixation/support” peuvent être envisagées sous réserve de justifications techniques particulières.
La liaison entre les plaques et les attaches se fait, en général, de manière invisible par des ergots cylindriques pénétrant dans les chants des plaques de pierre. Constitué d’une tige métallique de même nature que l’attache, l’ergot a un diamètre variable entre 4 et 8 mm et une longueur suffisante pour permettre une pénétration minimale de 25 mm dans le chant de la pierre.
Les trous recevant les ergots doivent avoir un diamètre supérieur de 0,5 à 3 mm à celui de l’ergot. Au même titre que la réalisation de revêtements muraux attachés par agrafes métalliques et polochons, trois types de joints doivent être exécutés :
- joints courants entre plaques : de largeur inférieure ou égale à 6 mm, ils peuvent être calfeutrés avec un mastic élastomère ou laissés vides ;
- joints du gros œuvre et de dilatation : ils doivent être réalisés dans la même largeur et sensiblement aux mêmes emplacements dans les plaques de pierre ;
- joints de fractionnement : ils sont à prévoir tous les 3 m en horizontal (le joint sous la 1re assise est laissé vide), tous les 8 m et aux extrémités des façades en vertical.