Solution n° 1 : Isoler les combles perdus
• DANS QUEL CAS ? Pour séparer les combles non chauffés du logement par une barrière isolante et éviter ainsi les déperditions de chaleur.
• LES PERFORMANCES EXIGEES PAR LA RT EXISTANT ? R = 4,5 m2.K/W
• LES PERFORMANCES THERMIQUES DE LA TECHNIQUES ? Pour respecter la résistance thermique imposée par la réglementation, il faut choisir une épaisseur minimum de 205 mm de laine minérale en vrac à souffler ou de 200 mm de ouate de cellulose ou de 170 mm de laine minérale en flocons à épandre ou encore de 200 mm de laine minérale en rouleau ou en panneau.
• LES LIMITES ET LES FREINS ? Si la pose de l’isolant sur le plancher évite d’isoler toute la toiture, de traiter les infiltrations d’air et de ventiler les combles en été, cette technique n’autorise pas un accès régulier aux combles en dehors des visites techniques, d’entretien ou de réparation.
Cas 1 : Isolant en vrac soufflé
La technique de “l’isolant soufflé”, de la laine minérale ou de la ouate de cellulose en vrac soufflées mécaniquement sur le plancher à l’aide d’une machine spécifique, est particulièrement bien adaptée aux combles perdus difficilement accessibles.
L’accès au chantier peut se faire soit par la trappe d’accès, soit par l’extérieur du logement, au niveau de la toiture en supprimant simplement quelques tuiles. La machine achemine l’isolant dans les combles par propulsion au travers d’un réseau de tuyaux étanches. La qualité de cette technique dépend totalement de sa mise en œuvre régie par un Avis technique. Les fabricants de laines minérales préconisent ainsi d’installer la machine aussi près que possible de l’accès aux combles afin de limiter la longueur du tuyau de soufflage.
♦ Le tuyau doit être tenu en position horizontale à une hauteur approximative de 1 m afin que le jet de laine atteigne environ 2 m, assurant ainsi une répartition régulière du produit. Pour mesurer l’épaisseur de l’isolant lors du soufflage, il faut préalablement disposer des piges graduées.
♦ Les boîtiers électriques doivent être repérés à l’aide d’affichettes et il faut installer un contour de trappe. Bien peu de contraintes, en fait, pour un procédé qui permet, d’une part, de varier l’épaisseur de l’isolant et la résistance thermique à souhait (pas d’épaisseur fixe comme avec de la laine en rouleau par exemple) et, d’autre part, d’assurer une isolation homogène, uniforme et sans joint : l’isolant en vrac remplit les moindres recoins, ce qui limite les déperditions thermiques.
À noter qu’en dehors des zones très froides ou montagneuses, un parevapeur n’est pas nécessaire lorsque les combles sont correctement ventilés. Alternative au soufflage mécanique, certains produits en vrac peuvent être posés par épandage manuel à l’aide d’un simple râteau.
AVANTAGES : chantier propre ; pas d’intervention longue et dérangeante pour le client ; une manutention limitée ; une mise en œuvre rapide ; pas de dépose de l’isolant existant qui peut rester en place ;
INCONVENIENTS : le groupe de ventilation doit être situé hors du volume destiné à recevoir l’isolant et à une hauteur suffisante pour ne pas aspirer l’isolant en vrac ; s’il existe une ventilation basse de la couverture, des déflecteurs doivent être posés pour éviter tout mouvement d’air dans l’isolant.
Cas 2 : Rouleaux ou panneaux à poser
Laine minérale (de roche ou de verre) ou laine de chanvre… en rouleaux ou en panneaux semi-rigides… selon la configuration des combles, plusieurs solutions de mise en œuvre de ces produits sont envisageables.
♦ Lorsqu’un plancher existe, il suffit de dérouler la laine en prenant soin de bien ajuster les lès bord à bord et de positionner le pare-vapeur (lorsqu’il y en a un) en dessous c'est-à-dire du côté chauffé de l’habitation. Généralement à base de kraft ou d’aluminium, le pare-vapeur évite tout risque de condensation dans l’épaisseur de l’isolant. Lorsque le produit n’est pas revêtu, il faut donc prévoir un pare-vapeur indépendant.
♦ Pour des combles sans plancher existant, l’isolant sera disposé entre solives. Après avoir mesuré l’écartement entre les solives, la laine (dont l’épaisseur doit correspondre à la hauteur des solives) est découpée à dimension plus 1 à 2 cm environ pour assurer la tenue à la compression. Une fois l’isolant en place, il est possible de réaliser un plancher cloué. L’épaisseur d’isolant doit alors être inférieure de 2 cm à la hauteur des solives pour ménager une lame d’air ventilée et éviter tout risque de condensation.
À noter que pour une isolation renforcée ou lorsque l’épaisseur d’isolant à mettre en œuvre est supérieure à la hauteur des solives existantes, il est conseillé de poser deux couches croisées, ce qui supprimera tout pont thermique. La deuxième couche sera, dans ce cas-là, non revêtue. Quelques règles de sécurité à relever : les déplacements devant s’effectuer en marchant exclusivement sur les solives (le faux-plafond fixé en dessous n’étant absolument pas apte à supporter des charges), il est donc conseillé de déplacer un panneau de bois en appui sur les solives à l’avancement du chantier.
AVANTAGES : une mise en œuvre économique, simple et rapide, les rouleaux étant auto-déroulants ce qui permet de gagner du temps ; renfort d’isolation possible avec une deuxième couche croisée?; certains produits en laine minérale sont revêtus d’un voile protecteur pour un plus grand confort de pose.
INCONVENIENTS : le support doit être parfaitement plan.