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Générale

S1 : L'isolation des sols : sus aux planchers

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S1 : L'isolation des sols : sus aux planchers
S1 : L'isolation des sols : sus aux planchers

 

• DANS QUEL CAS ?

 

Lors de la réfection d’un revêtement de sol ou pour intégrer un chauffage par le sol.

 

• LES PERFORMANCES EXIGEES PAR LA RT EXISTANT ?

 

Les planchers bas donnant sur un vide sanitaire ou sur un volume non chauffé doivent avoir un  R mini = 2 m2.K/W. Ceux donnant sur l’extérieur ou sur un parking collectif, un R mini = 2,3?m2.K/W. Ces valeurs peuvent être réduites lorsqu’un plancher chauffant à eau chaude ou électrique est remplacé ou installé : les planchers chauffants, dont la face inférieure ne donne pas sur un local chauffé, doivent être isolés avec un isolant dont la résistance thermique R est supérieur ou égal à 2 m2.k/W pour le chauffage électrique et 1,25 m2.k/W pour les planchers chauffants basse température à eau chaude. 

 

• LES PERFORMANCES THERMIQUES DE LA TECHNIQUE ?

 

Pour obtenir un R de 2 m2.K/W, il faut, au choix, un polyuréthane de 50 mm, un polystyrène extrudé de 60?mm, un PSE Th 36 de 80 mm, 62 mm d’un PSE Ultra Th ou 80 mm d’un panneau rigide en laine minérale. Il faut passer à 70 mm de PSE extrudé ou 90 mm de laine minérale pour, par exemple, atteindre un R de 2,3 m2.K/W.

 

• LES LIMITES ET LES FREINS ?

 

Compte tenu de l’intégration éventuelle d’un chauffage par le sol, de l’épaisseur d’isolant combinée à celle de la chape à mettre en œuvre, l’épaisseur de la chape finie peut atteindre très facilement 140 mm d’épaisseur, ce qui fait perdre énormément de hauteur sous plafond.

 

Cas 1 : Isolation sous chape ou dalle flottante

 

isolation250_250.gif Cette technique d’isolation consiste à déposer des panneaux isolants sur un plancher puis à couler une chape ou une dalle flottante (chape traditionnelle ou liquide) qui recevra ensuite le revêtement de finition.

 

Elle permet de réaliser des planchers chauffants et/ou rafraîchissants à eau basse température ou rayonnant électrique.isolsol1.jpg

 

♦ L’isolant, mis en œuvre en continuité avec l’isolation des parois verticales, peut être en polyuréthane, polystyrène extrudé, polystyrène expansé ou encore en laine minérale haute densité. Avant le coulage de la dalle, pour éviter toute descente de laitance dans les joints, toute la surface d’isolant doit être recouverte d’un film plastique (polyane, polyéthylène de 100 à 200?µm) avec un chevauchement des lès d’au moins 10 cm.

 

♦ Le film devra être relevé sur les bandeaux périphériques de désolidarisation. Alternative au film plastique, les joints peuvent être simplement traités au ruban adhésif. Sur des panneaux à base de PSE à bords rainurés bouvetés ou feuilletés, cette opération est, la plupart du temps, facultative.

 

isolsol2.jpg

♦ Petite recommandation dans la famille des polystyrènes expansés, il est préférable de choisir un PSE Ultra qui offre de meilleures performances mais permet surtout de réduire les épaisseurs de réservation.

 

♦ Plusieurs documents de référence sont à consulter pour la ­réalisation de ce type d’isolation parmi lesquels : la norme NF P 61-203 (décembre 2003), “Mise en œuvre des sous-couches isolantes sous chapes ou dalles flottante et sous carrelage” ; le DTU 26.2 (avril 2008), “Travaux de bâtiment - Chapes et dalles à base de liants hydrauliques”.

 

À noter : la chape flottante doit être totalement désolidarisée des structures verticales (à l’aide d’une bande résiliente périphérique) pour limiter les transmissions latérales des bruits et les ponts thermiques.

 

AVANTAGES : accepte un chauffage par le sol ; l’isolant mis en œuvre en continuité avec l’isolation des parois verticales réduit très fortement les ponts thermiques.

 

INCONVENIENTS : les épaisseurs de réservation sont importantes.

 

 

Sommaire RT 2005

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