Cas 3 : Une maison construite après 1990 classée C
Située dans le département de la Drôme (zone H2), cette maison des années 1994 présente une surface habitable de 155 m².
Ses murs extérieurs sont montés de façon traditionnelle en blocs de béton creux de 20 cm d’épaisseur isolés par l’intérieur par 10 cm d’un doublage isolant en polystyrène expansé recouvert d’un parement en plâtre, complexe ayant une résistance thermique de 2,70 m².K/W. Le plancher bas sur terre plein a également été isolé lors de la construction de la maison avec des panneaux en PSE de 50?mm d’épaisseur posés en sous-face du dallage et offrant une résistance thermique de 1,4?m².K/W. Sous les combles, un matelas de laine de verre de 20?cm est déroulé sur le plancher. Les fenêtres sont composées de menuiseries PVC à double-vitrage 4/16/4 avec lame d’air. Il existe une ventilation mécanique contrôlée simple flux auto-réglable. Le chauffage et l’eau chaude sanitaire sont assurés par une chaudière fioul basse température équipée d’un programmateur et raccordée à un plancher chauffant fonctionnant à eau chaude basse température équipant la totalité de la surface habitable. Après état des lieux, le DPE affiche une étiquette “Énergie” C avec une consommation en énergie primaire de 106 kWhep/m².an et une étiquette “Climat” D (32 kgeqCO²/m².an).

En mode chauffage, pour 1kWh éléctrique consommé, une pompe à chaleur restitue jusqu'à 4 kWh de chauffage en récupérant l'énergie venant de l'air, de la terre ou de l'eau de la nappe phréatique. Depuis le 1er Janvier 2006, un crédit d'impôt de 50 % est alloué par l'état pout tout achat d'une pompe à chaleur dédiée à une résidence principale.
Solutions préconisées
Aucun travaux d’isolation supplémentaire n’ont été envisagés, la maison étant déjà isolée très correctement. Il aurait, toutefois, été possible de remplacer les panneaux de laine de verre existants, très légèrement tassés avec le temps, ce qui diminue leurs performances, par de la laine de verre soufflée sur le plancher des combles. La chaudière fioul est remplacée par une pompe à chaleur basse température pour alimenter le chauffage par le sol. Un chauffe-eau solaire (ballon de 400 litres) est raccordé à 4 m² de panneaux solaires installés en toiture pour assurer la production d’eau chaude sanitaire.
Résultat des travaux : l’étiquette “Énergie” est B avec une consommation en énergie primaire estimée à 72 kwhep/m².an et l’étiquette “Climat” est A avec une émission de GES estimées à moins de 4 kgeq CO²/m².an.