Solution n° 2 : L'isolation par l'extérieur
· DANS QUEL CAS ?
Cette technique est à envisager dès lors qu’un ravalement est nécessaire ou lorsque le logement est occupé pour éviter de lourds travaux de décoration dans un second temps. Elle permet d’améliorer en une seule opération, les caractéristiques thermiques et esthétiques de la façade mais impose de faire une déclaration préalable de travaux.
• LES PERFORMANCES EXIGÉES PAR LA RT EXISTANT ?
2,3 m².K/W en zone H1 et H2, 2m².K/W en zone H3
• LES PERFORMANCES THERMIQUE DE LA TECHNIQUE ?
En 100 mm d’épaisseur, un panneau en PSE standard offre une résistance thermique de 2,55 m².K/W contre 2,60 m².W/K pour un PSE Th 38. La résistance thermique de 110 mm de PSE standard ou de 90 mm de PSE Ultra est de 2,8 m².K/W. Un panneau en laine de roche de 80 ou 100 mm offre respectivement une résistance thermique de 2,10 et 2,6 m².K/W.
• LES LIMITES ET LES FREINS ?
L’état et les caractéristiques du mur support doivent être examinés avec soin avant de choisir le système à mettre en oeuvre. Cette technique ne convient pas aux façades ornementées. Simple et rapide à mettre en oeuvre sur de grandes surfaces lisses sans trop de percement mais plus longue et complexe sur des surfaces présentant par exemple des décrochés.
Cas 1 : Les enduits sur isolants
Ce système se compose d’un isolant rigide en polystyrène expansé ignifugé ou de panneaux semi-rigide en laine de roche à face durcie qui vont être collés et/ou fixés mécaniquement sur le mur extérieur du bâtiment puis recouverts d’un enduit mince ou hydraulique.
Le choix du système de fixation de l’isolant est fonction de l’état de surface du support et de la préparation. La fixation collée n’est admise sur les supports anciens que lorsque tout problème d’adhérence ou de compatibilité avec le mortier-colle a été écarté. Le système d’isolant à base de panneaux de polystyrène expansé (PSE ou PSE Th 38) posé à joints décalés est le plus courant. Les panneaux commercialisés aujourd’hui mesurent 50 à 60 cm de largeur pour 100 à 120 cm de longueur dans des épaisseurs de 2 à 12 cm.
♦ Dans la technique de l’enduit mince, ces panneaux se déclinent à bords droits ou rainurés. Cette technique – à base de liants organiques – implique une couche d’enduit de 3 à5 mm d’épaisseur posée en deux couches recouvertes d’une couche de finition. Un treillis synthétique (généralement en fibre de verre) est incorporé dans la couche de fond.
♦ Dans la technique de l’enduit hydraulique sur isolant, les
panneaux doivent obligatoirement être rainurés en queue d’aronde sur la surface visible pour assurer la tenue de l’enduit. Cette technique est très proche de la précédente. L’enduit mince est simplement remplacé par un enduit hydraulique (à base de sable, de ciment ou de chaux) projeté en une ou deux couches (formant une épaisseur de 15 à 20 mm). Un treillis synthétique ou métallique est également enrobé dans la première couche. À noter que le choix d’un enduit hydraulique impose de fractionner la surface tous les 35 m2 pour permettre les variations dimensionnelles du revêtement.
♦ Concernant la mise en oeuvre, les points singuliers demandent une attention toute particulière : le treillis, par exemple, doit être doublé au niveau des angles ou des arêtes… et être posé de façon continue avec des recouvrements de l’ordre de 5 à 10 cm ; l’enduit est à arrêter à 10 cm du sol à l’aide d’un profilé ; les panneaux isolants et l’enduit doivent être désolidarisés des menuiseries, appuis de fenêtre… par une bande de désolidarisation ou par un espace d’environ 5 mm qui sera ensuite calfeutré.
AVANTAGES : de nombreuses possibilités de décors avec notamment une large palette de couleurs.
INCONVÉNIENTS : procédé ne convenant qu’à des murs plans et réguliers, imposant une bonne préparation des supports anciens et le décapage des peintures ou revêtements organiques existants.
