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S3 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2

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S3 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2
S3 : Objectif : Limiter les consommations et les émissions de CO2

 

Solution n° 2 : Le chauffage à eau basse température

 

• DANS QUEL CAS OU QUEL TYPE DE BÂTI ?

 

Souvent mis en œuvre dans les locaux sociaux ou dans des équipements sportifs, ce système est de plus en plus préconisé dans l’habitat individuel ou collectif. Avec un revêtement de sol dur (carrelage), le plancher chauffant peut être réversible et rafraîchir l’air ambiant. Il est alors alimenté en eau fraîche (16 à 20?°C) par un groupe froid.

 

• LES PERFORMANCES EXIGEES PAR LA RT EXISTANT ?

 

Les pompes à chaleur doivent présenter des coefficients de performances (Cop) conformes à la nouvelle réglementation. Des équipements de régulations doivent être intégrés dans le système de chauffage.

 

• LES PERFORMANCES TECHNIQUES (OU AUTRES) DE LA TECHNIQUE ?

 

Le principe de diffusion de la chaleur s’articule autour de la conduction et du rayonnement.

 

L’eau chaude circule dans des tubes en cuivre ou polyéthylène réticulé, noyés dans une chape ciment qui diffuse la chaleur. La masse d’air, au contact de cette ­chape, se réchauffe puis transmet la chaleur emmagasinée à la masse d’air au-dessus d’elle.

 

• LES LIMITES ET LES FREINS ? Le confort de température est le principal avantage d’un tel système sans aucun problème de circulation sanguine.

 

Cas 1 : Les pompes à chaleur (PAC) eau/eau, air/eau et air/air

 

Le chauffage par géothermie consiste à absorber les calories présentes dans le sol ou dans l’air pour les restituer dans la maison.

 

C’est grâce à son intérêt économique et environnemental que ce procédé connaît, de nos jours, un succès grandissant en construction neuve comme en rénovation, pour l’habitat individuel ou collectif. Quand on sait que 46?% environ de l’énergie so­laire est emmagasinée dans le sol, et qu’à une profondeur de 2?000?m, la température peut atteindre 70?°C, il serait dommage de se passer d’une telle source d’énergie. Pour capter cette énergie présente dans le sol, il existe trois solutions :

 

1 • La première solution se résume en la pose d’un capteur horizontal constitué de plusieurs boucles enterrées à une profondeur d’environ 60 cm, dans lequel circule un fluide caloporteur. La surface au sol nécessaire pour l’installation d’un tel capteur se situe entre 1,4 et 2 fois la surface au sol de la maison à chauffer, suivant l’isolation et la situation géographique de la construction. On parle, dans ce cas, d’énergie géosolaire récupérée. En effet, compte tenu de la faible profondeur d’enfouissement du capteur, le système récupère, dans le sol, l’énergie calorifique apportée par le soleil, le vent et la pluie par infiltration. Attention, il est interdit de planter des arbres ou de poser un revêtement goudronné à moins de 2 mètres de la zone de captage. En revanche, le système n’empêche pas de semer de la pelouse ni de jardiner.

 

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2 • La deuxième solution pour capter l’énergie du sol consiste à installer une sonde thermique verticale. Dans ce cas, une sonde est enterrée verticalement jusqu’à une profondeur pouvant aller de 50 à 100 mètres, ce qui permet de s’affranchir des variations de température extérieure. Composée de deux tuyauteries en forme de “U”, dans lesquelles circule le fluide caloporteur, la sonde thermique se comporte comme un véritable échangeur de chaleur, sans consommer d’eau. Ce système ne nécessite pas de surface au sol importante et est particulièrement privilégiée dans des terrains rocailleux. Il est toutefois plus coûteux que le précédent du fait de la nécessité de faire un forage. Enfin, la dernière possibilité consiste à capter l’énergie présente dans l’eau des nappes phréatiques par un forage profond, généralement de 8 à 50 mètres suivant les régions. La pompe à chaleur capte alors l’énergie contenue, non pas dans le sol comme pour la solution précédente, mais dans l’eau. Cette eau demeure à une température constante toute l’année, entre 9 et 12?°C (parfois plus dans certaines régions). Le système pompe l’eau par forage dans un premier puits en amont de l’écoulement de la nappe phréatique, puis la rejette soit dans un second forage, soit dans un puisard en aval de l’écoulement de la nappe phréatique.

 

3 • Dernière solution, le captage aérien. Dans ce cas, on capte l’air à travers une pompe à chaleur de type “air/eau” ou “air/air”. Le capteur aérien se compose d’un échangeur en cuivre sur l’air et de deux ventilateurs. Le fluide frigorigène est confiné dans la batterie d’échange. Ce système ne nécessite pas d’emprise au sol sur le terrain.

 

AVANTAGES : coût réduit et rapidité de mis en œuvre pour le capteur horizontal?; pas d’emprise sur le terrain pour les autres solutions.

 

INCONVENIENTS: surface de captage importante pour le capteur horizontal?; coût du forage à prendre en compte pour le captage vertical et sur nappe phréatique.

 

 

Sommaire RT 2005

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