Les autres produits
D’autres systèmes répondant à la définition de la barrière physico-chimique sont déjà sur le marché ou en cours de développement, tels Sodi Filmo Sol de Sodi France, Ariaterm de Aria France, Trithor de la société Ensystex Europe, Termiprotect Solution Film Antitermites de Dyrup, mais il n’est fait référence à aucune procédure d’Avis technique ou de certification CTB P+ en cours pour ces produits.
Attention aux produits résineux
Depuis déjà quelques années, des procédés de résine pulvérisable sont commercialisés par de nombreux fabricants. Leur principe paraît simple, liquide pulvérisé soit directement sur le sol soit directement sur l’interface sol-bâti en béton ou maçonnerie qui polymérise au bout de quelques heures, mais nécessite une grande précaution au niveau de la mise en œuvre.
Actuellement, il n’est fait état d’aucune validation scientifique pour ces divers produits apportant la preuve de leur efficacité contre les termites, ni de leur compatibilité avec les règles de la construction, notamment sur le plan sismique.
Études en cours et précautions
De plus, l’utilisation de produits chimiques est désormais régie par la Directive Biocide. Comment savoir si ces produits répondent aux exigences ? Y a-t-il une autorisation de mise sur le marché du produit ?
Afin de tenter de clarifier ces divers points, les pouvoirs publics ont décidé de faire réaliser des études sur ces produits pour valider, ou non, l’utilisation de ces produits en tant que barrière physico-chimique.
En attendant les résultats de ces études, il appartient aux maîtres d’ouvrage, constructeurs et maîtres d’œuvre d’exiger de la part des fabricants de ces résines une attestation décrivant le produit utilisé, sa composition, le nom du fabricant et sa durée minimale d’efficacité garantie.
Solution n° 3 : Le dispositif de construction contrôlable
L’arrêté du 27 juin 2006 prévoit qu’un dispositif de construction dont l’état est contrôlable par le maître d’ouvrage, à la fréquence qu’il souhaite, peut se substituer aux barrières physique et physico-chimique, sauf pour les départements d’Outre-Mer.

Un vide sanitaire répondant aux dispositions des vides sanitaires accessibles définies dans le chapitre 10 de l’annexe 1 du DTU 65.10 constitue un dispositif de construction contrôlable. Il doit donc présenter au moins un accès de surface minimale de 0,60 m², la plus petite dimension étant au moins égale à 0,60 m. De plus :
- dans le cas d’une maison individuelle, la hauteur libre minimale doit être de 0,60 m.
- dans le cas d’habitats collectifs (voir schéma ci-dessus) et autres bâtiments (tertiaire, hôpitaux…), la hauteur libre générale est de 0,60 m minimum. Elle doit être de 1,30 m au droit des canalisations et sur une certaine largeur de part et d’autre (tranchée technique). Cette hauteur libre peut être ramenée à 1 m sous des saillies linéaires du gros œuvre ne supportant pas, par en-dessous, des canalisations. La hauteur libre minimale de 1,30 m doit régner à partir de l’accès du vide sanitaire sur un parcours permettant l’accès à toutes les canalisations
Un groupe de travail, avec les principaux acteurs de la construction, est en cours au sein de l’AQC afin de définir d'éventuels autres types de dispositifs contrôlables.