Solution n° 1 : La barrière physique
Selon le guide technique à venir, la barrière physique est définie comme étant un dispositif utilisant des matériaux qui, de par leurs propriétés intrinsèques ou de la manière dont ils sont associés, sont infranchissables par les termites. Elle peut se présenter sous 2 formes.
- La barrière physique peut consister en un dispositif de construction dont les matériaux sont intrinsèquement résistants aux termites. Leurs associations et mises en œuvre doivent empêcher la création d’espaces suffisants, comme des fissures ou des retraits trop importants, pouvant constituer une voie d’accès aux termites.
Dans le respect des règles de l’Art, de nombreux ouvrages peuvent répondre à cette définition comme, par exemple :
- les dallages conformes au NF DTU 13.3 ;
- les planchers nervurés à poutrelles préfabriquées associées à du béton coulé en œuvre ;
- les planchers confectionnés à partir de dalles alvéolées en béton, conformes au NF DTU 23.2 ;
- les planchers à prédalles préfabriquées associées à du béton coulé en œuvre ; etc.

Si ces derniers sont traversés par des canalisations, gaines (ou assimilés), ils devront être précisément traités au niveau des passages des divers éléments, à l’aide de barrières physico-chimiques complémentaires. Dans ce cas, la solution dans son ensemble est considérée comme étant physico-chimique (voir solution n° 2 p. 34).

Il est également recommandé de conserver une zone d’inspection d’environ 10 cm, à partir du sol fini, afin de pouvoir contrôler la présence éventuelle de cordonnets, signe que des termites tentent d’infester l’ouvrage en quête de nourriture.
- La barrière physique peut être manufacturée. Dans ce cas, elle est mise en œuvre selon les prescriptions du fabricant, aucun système de barrière physique manufacturée ne faisant aujourd’hui l’objet de textes normatifs en France.

A l’heure actuelle, seule la société Ensystex propose une solution : le Termimesh. Initialement développé en Australie (pays où il est commercialisé depuis plus de quinze ans), cette barrière physique a été validée par l’Avis technique n°16/10-609 délivré par le CSTB, et est également titulaire de la certification volontaire CTB P+ délivrée par le FCBA.
Le Termimesh est garanti pour une durée de 10 ans et se compose de cinq éléments :
-
un treillis Termimesh en acier inoxydable souple dont les mailles mesurent 0,66 mm x 0,45 mm, empêchant ainsi le passage des termites situés dans le sol sous la construction (ces dimensions sont plus petites que la tête d’un termite ouvrier) ;
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une bride Termistop en acier inoxydable, empêchant le passage des termites provenant du sol, au niveau des canalisations d’évacuation des eaux, des gaines souples ou des tuyaux d’alimentation d’eau ou de gaz ;
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un mortier-colle Termiparge, produit qui permet de faire adhérer le treillis métallique à son support (dallage, plancher, etc.) et aux diverses canalisations ou gaines ;
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des rivets à frapper, permettant le maintien du treillis métallique sur le support avant collage ;
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un ruban adhésif Termitape. Fixé autour de l’extrémité supérieure des gaines ou canalisations disposant d’une bride Termistop, il permet de signaler aux autres corps de métier intervenant sur le chantier de la présence du dispositif antitermites.

Ce système est exclusivement mis en œuvre par des entreprises agréées par la société Ensystex Europe, distributeur du procédé Termimesh en France, à la suite d’une formation spécifique à la pose de ce procédé. Il peut être utilisé pour la protection de tous types de bâtiments courants neufs (maisons individuelles, habitats collectifs, ERP, etc.) et est compatible avec la mise en œuvre des dispositions parasismiques.

Le procédé Termimesh se pose en périmétrie de l’assise entre le sol et le bâti et aux passages de canalisations ou gaines. Dans l’Avis technique, l’attention est portée sur la nécessité d’une bonne mise en œuvre du support servant d’interface sol-bâti.
Pour en savoir plus : www.termimesh.eu