Aller au contenu principal
Générale

Termites et prévention : il faut associer les solutions (page 4)

5 min de lecture
Partager :
Termites et prévention : il faut associer les solutions (page 4)
Termites et prévention : il faut associer les solutions (page 4)

 

Autres solutions

 



D’autres solutions de barrières physico-chimiques sous forme de films sont disponibles sur le marché mais sans aucune validation technique connue (Avis technique ou équivalent) à ce jour. C’est ainsi que vous pourrez trouver le Sodi Filmo Sol de Sodi France, Ariaterm de Aria France, Termiprotect Solution Film Antitermites de Dyrup, etc.

 

 

 

Mais le plus répandu reste le Termifilm. Garanti 10 ans, il se compose de trois éléments :

  • un film polyéthylène Termifilm, de 150 µm d’épaisseur, de couleur verte, sur lequel une molécule termicide est greffée?;
  • Termigranuls, granulés de polyéthylène traités contre les termites (molécule termicide). Ces granulés sont disposés dans la terre (ou remblai) au niveau des canalisations d’évacuation des eaux, des gaines souples ou des tuyaux d’alimentation d’eau ou de gaz, ou en cas de rupture du film, afin d’assurer la continuité de la barrière anti termites ;
  • Termifuge, peinture noire bitumineuse en phase solvant destinée à protéger les ouvrages enterrés en béton ou en acier contre les infiltrations d’humidité et les attaques des termites.


Ce procédé peut être mis en œuvre en pose périmétrique ou en pose complète. Mais, seule cette dernière peut être réalisée par des entreprises ne nécessitant aucune qualification particulière.

 

Ceci dit, attention toutefois à s’assurer que les clauses des assurances prennent bien en compte ce type d’activité. Termifilm peut être utilisé pour la protection de tous types de constructions neuves (maisons ­individuelles, habitats collectifs, bâtiments industriels, etc.) et est compatible avec la mise en œuvre des dispositions parasismiques, la société Cecil proposant plusieurs cas de pose en zone sismique où le film n’est en aucun cas dans la structure de l’ouvrage mais sous les fondations.

 

  1. La barrière physico-chimique type résine

    . Depuis déjà quelques années, des barrières physico-chimiques sous forme de résine pulvérisable sont commercialisées par de nombreux fabricants.

 

 

Leur principe paraît simple, liquide pulvérisé directement sur l’interface sol-bâti en béton ou maçonnerie qui polymérise au bout de quelques heures, mais nécessite une grande précaution au niveau de leur mise en œuvre.

 

Malheureusement, à l’heure actuelle, il n’est fait état d’aucune validation scientifique (Avis technique ou équivalent) pour ces divers produits, apportant la preuve de leur efficacité contre les termites, ni de leur compatibilité avec les règles de la construction, notamment sur le plan sismique.

 

Les professionnels de la branche ont fait savoir leur grande inquiétude vis-à-vis de ces produits, notamment sur le plan de la sécurité des personnes mettant en œuvre ces résines et celui de l’environnement.

 

C’est ainsi qu’en septembre 2008 les Pouvoirs publics ont missionné l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) afin de disposer d’éléments scientifiques relatifs aux divers effets des résines, leur permettant de statuer sur d’éventuelles mesures d’interdiction partielle ou totale, ou seulement de certains de leurs usages.

 

Les résultats de cette saisine devraient prochainement aboutir à la rédaction d’un nouvel arrêté, mettant en avant une mise en œuvre des barrières antitermites de type résines physico-chimiques telle qu’elle ne devra pas porter atteinte ni à la santé humaine ni à l’environnement.

 

En attendant, il appartient aux maîtres d’ouvrage, constructeurs et maîtres d’œuvre d’exiger, de la part des fabricants de ces résines, une attestation décrivant le produit utilisé, sa composition, le nom du fabricant et sa durée minimale d’efficacité garantie.

 

* Les produits biocides utilisés doivent être conformes aux exigences de la Directive 98/8/CE du Parlement européen et du Conseil du 16/02/1998 concernant la mise sur le marché de ce type de produits.

Partager :

Commentaires (0)

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera publie apres moderation.

Articles similaires