Solution n° 2 : pose collée sur le support

Avec le nouveau NF DTU 52.2 Pose collée des revêtements céramiques et assimilés – pierres naturelles, la pose collée devient une technique traditionnelle au même titre que la pose scellée via le NF DTU 52.1.
Le NF DTU 52.2
vise les travaux neufs pour les sols intérieurs et extérieurs dans les locaux P3 au plus, donc à faibles sollicitations. Il concerne les balcons, loggias, et terrasses privatives des locaux d’habitation, les circulations collectives de parties communes d’immeubles.
Quel mortier colle ?
Le collage de revêtement sur support qui n’a jamais été revêtu peut se faire avec le mortier-colle C1 aux performances normales pour les pierres naturelles dont le format n’excède pas 3?600 cm2.
Il peut se faire avec le mortier C2, aux performances élevées pour le carrelage dont le format est limité à 2 200 cm2. A noter dans ce cas, qu’un double encollage avec un mortier de consistance normale (C2) peut être à privilégier face à un mortier-colle à consistance fluide (C2 S1).
Ce dernier nécessite de bien respecter le taux de gâchage et le temps ouvert, en particulier en extérieur. Or, un mortier-colle C2 grâce au double encollage permet un meilleur transfert et limite les espaces dans lesquels l’eau peut s’introduire.
Le support doit avoir une pente
d’au moins 1,5 % comme pour la pose scellée. Il doit avoir été reconnu : la chape ciment est âgée au minimum de 15 jours, d’un mois pour la dalle béton et de deux mois pour les planchers béton. Ils doivent avoir une pente minimale de 1,5 %.
Le support est plan, sain et sec, nettoyé et dépoussiéré. Avant application des produits de mise en oeuvre, il est recommandé de l’humidifier. Et variations de température obligent, il faut bien prévoir les joints périphériques d’une largeur d’au moins 5 mm.
L’ouvrage ne doit pas être affleurant au mur du bâti, ou en pied de garde-corps sur un balcon par exemple.