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Murs de soutènement : 3 techniques

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Murs de soutènement : 3 techniques
Murs de soutènement : 3 techniques

 

Absence d’études de sol, mauvais dimensionnement de l’ouvrage, erreur de ferraillage, absence de joint de fractionnement le cas échéant, évacuation insuffisante des eaux stagnant à l’arrière de celui-ci sont autant d’éléments pouvant être responsables d’une détérioration d’un mur de soutènement.

 

Celle-ci peut aller de la simple fissure à la déformation de l’élément (ventre), voire au basculement d’une partie de l’ouvrage ou au renversement de l’ensemble. Afin d’éviter toute surprise, il est prudent de demander à un technicien une note de calcul avec plan précisant la section des aciers et leur positionnement.

 

Quelle densité pour le sol retenu ?

 

Pour dimensionner un mur de soutènement et opter pour tel ou tel autre type d’ouvrage, le technicien doit prendre en compte certains paramètres spécifiques principaux. La densité du sol retenu est une donnée importante car de sa valeur dépendra la poussée du sol.

 

Un autre élément à connaître est l’angle de frottement interne du sol. Ce dernier est particulièrement complexe à définir puisqu’il s’agit en réalité de déterminer la façon dont les grains du sol agissent les uns par rapport aux autres, ce qui donne à la terre sa stabilité propre.

 

Plus l’angle sera de faible valeur, plus la poussée effectuée sur l’ouvrage sera forte.L’action de l’eau est un critère important qu’il est capital de ne pas négliger, sa poussée pouvant être source de sinistre.

 

Pour éviter l’accumulation des eaux de ruissellement à l’arrière du mur, il est important de mettre en oeuvre des barbacanes à intervalles réguliers dans le mur. Il est également possible de renforcer ce système d’évacuation de l’eau avec un système de drainage complémentaire.

 

L’ensemble des données peut être calculé directement par le technicien responsable du projet ou soumis à un laboratoire spécialisé.

 

Vérifier la stabilité.

 

Le calcul de la poussée fait appel à une série de principes théoriques, mais il est également possible de se baser sur des tables établies qui permettent de déterminer plus facilement la poussée et la butée, données nécessaires à tous calculs de stabilité et plus généralement à tout dimensionnement d’ouvrage.Lors des notes de calculs, il sera donc particulièrement important de vérifier certaines caractéristiques que doit présenter l’ouvrage :

 

  • La stabilité au glissement permet de vérifier l’absence de risque de déplacement horizontal de l’ouvrage.
  • La stabilité au renversement doit confirmer l’absence de risque de basculement de l’ensemble. 
  • La stabilité au poinçonnement consiste à s’assurer que les contraintes transmises au sol sont admissibles.

 

Ces formules sont assez complexes et leur calcul reste du domaine du technicien averti.

 

soute1.jpg

 

Résultat d'un mur sous-dimensionné. La poussée est plus forte que ce que le mur peut supporter

 

A NOTER

 

Si le sinistre sur le mur de soutènement apparaît avant la réception des travaux, la responsabilité civile et la responsabilité contractuelle de l’entreprise seront mises en avant. Si le sinistre apparaît après réception des travaux, c’est la garantie décennale qui sera retenue.

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Commentaires (1)

il y a 3 jours

Bonjour, Nous souhaitons trouver une solutions pour la restauration d'un rempart ancien taluté, en pierres. Le rempart est en partie démoli sur sa hauteur, mais nous ne voulons pas trop toucher à ce qui reste. Merci d'avance de votre réponse Château de Montquintin (www.montquintin.be)

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