
Le poids des panneaux, de 1 à 3 tonnes, exige 3 hommes et une grue pour leur déchargement et leur mise en place.


Une garde de 20 cm maçonnés est respectée. Entre la lisse basse, en sapin Douglas, et la dalle de béton, est intercalé un film goudronné. Une bande de mousse cellulaire adhésive assure l’étanchéité à l’air entre le film et la dalle

Toutes les réservations (électricité, plomberie...) sont réalisées en usine, ce qui réduit le temps de
travail sur chantier.

Une précision au mm près est nécessaire pour la pose des lisses, dont les équerrages doivent être parfaits.

Près de 100 m3 de bois sont utilisés pour la structure principale (environ 150 tonnes de CO2 sont ainsi stockées). Les murs, de 20,5?cm d’épaisseur, sont réalisés en épicéa et sapin.

Charpente et solivage sont en sapin local. La charpente traditionnelle contrevente les murs. Le plancher bois est couvert de parquet

Les précadres des huisseries, en mélèze de Corrèze et les fenêtres, en mélèze 58 mm et double-vitrage, sont fabriqués par l’entreprise

Un pare-pluie, posé dès que la maison est couverte et les fenêtres posées, protège les murs de la pluie

Le bardage, 18 mm de lamellé contrecollé de mélèze d’Autriche, est laissé brut et prendra une teinte grise avec le temps.

Une partie du bâtiment est enduite à la chaux naturelle en rez-de-chaussée, pour des raisons purement esthétiques.

Le bardage, tantôt vertical, tantôt horizontal ainsi que la partie enduite, accentuent les décalages de la façade. Les débords de toit et du premier étage limitent les apports solaires en été.
A RETENIR
• Intérêts : l’inertie naturelle du monomur, particulièrement en été, où elle conserve une température intérieure tempérée. L’hiver, le pouvoir isolant et l’inertie de la construction apportent un bon confort en chauffant au minimum. Le bois massif serait 30 % plus isolant qu’une construction “traditionnelle”. Le coefficient d’isolation thermique du mur extérieur brut de 20,5 cm est de 0,41 W/m2 K ; le pouvoir hygroscopique du bois massif régule également l’humidité et protège efficacement des sons, apportant un grand confort aux occupants.
• Limites: son coût (90-100 €/m2) est légèrement supérieur à celui d’un mur à ossature bois (environ 76 €/m2) ; sur cette maison, construite sous la RT 2000, aucun isolant n’a été ajouté. Pour respecter la RT 2005 et, a fortiori, la RT 2010, une isolation par l’extérieur, en fibre de bois, est nécessaire.
FICHE TECHNIQUE
• Architecte : Simon Teyssou, Le Rouget (15)
• Murs massifs : Entreprise MHM Hundegger, Nesselwang (Allemagne)
• Travaux (charpente, solivage, bardage, pose des murs, fabrication et pose des menuiseries intérieures et extérieures) : Entreprise Bouysse
(10 employés), Laroquebrou (15)
• Surface : 239 m2
• Coût : 221 000 € HT
• Durée des travaux : 6 mois
• Localisation : proximité de Riom (15)
POUR EN SAVOIR PLUS : www.habitatboismassif.fr