Idéal pour réaliser une restauration dans le respect des couleurs et des aspects régionaux, l’enduit à la chaux s’applique manuellement en trois couches ou mécaniquement en deux couches. Afin de restituer une compatibilité sur le matériau maçonnerie, sur lequel on va l’appliquer, l’enduit doit toujours être moins résistant que le support. Ainsi, les fabricants ont développé des enduits allégés spécifiques à la restauration qui permettent de ne pas trop solliciter la maçonnerie. Et, l’emploi d’un grillage est impératif conformément au DTU 26.1 pour tout enduit dépassant 25 mm d’épaisseur. En cas de restauration d’un enduit à la chaux, il convient de sonder la façade afin de détecter les parties non adhérentes et de les retirer. Après décroutage pour récupérer l’accroche dans les joints, et si aucune tache d’humidité n’apparaît dans le support, la restauration passe par une simple couche décorative pour raviver l’aspect esthétique de la façade.
Un support accrocheur
Reste que la bonne tenue d’un mortier chaux hydraulique demeure fonction de son accroche par moulage sur le support qui doit, de ce fait, présenter suffisamment d’aspérités. Ainsi, le gobetis nécessaire pour l’accrochage de l’enduit sur des supports anciens durs et lisses, peut ne pas s’avérer utile pour les bâtis sans ciment. En revanche, dans les autres cas, les supports anciens doivent être restaurés pour une bonne tenue du corps d’enduit. Il convient donc de s’intéresser aux types de maçonnerie et d’opérer une sérieuse reconnaissance du support, en le décroutant afin de ne pas perdre le bénéfice de l’enduit à la chaux. La cohésion va être favorisée entre les joints, de la pierre par exemple, et le corps d'enduit qui doit s'accrocher par moulage des matériaux et pénétrer au mieux dans les joints. Cet accrochage demeure le plus efficace et le plus durable.
Source : batirama.com / Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer