Quels outils choisir pour réaliser un faux marbre à l’eau ? Il faut savoir que les brosses traditionnelles ne conviennent pas à cette technique. « La soie de porc gonfle dans l’eau et les petits gris (du nom du poil de l’écureuil) tombent et ramollissent avec l’eau », précise Olivier Baroux, formateur au CFA de Pantin. Quant aux premiers outils en poils synthétiques, créés il y a 15 ans, leurs fibres tiennent mal la peinture. Heureusement, depuis peu, une nouvelle génération de soies synthétiques a vu le jour. Baignées dans des bains d’acide, elles présentent une forme ondulée et conique. Leur forte capacité de rétention d’eau et leur grande souplesse –?les deux qualités de la soie naturelle – garantissent aujourd’hui un travail de qualité. Il reste que le temps de séchage très court des produits à l’eau rend la technique parfois plus difficile.
Un temps de séchage très court
Cela demande une bonne connaissance du décor traditionnel (à l’huile) afin de pouvoir exécuter des imitations de marbres et bois à l’eau. C’est le cas des décors faux chêne par exemple qui nécessitent des temps d’ouverture assez longs. « À terme, on sera capable de maîtriser davantage de techniques à l’eau, mais il faudra que les produits évoluent également », précise Olivier Baroux. Il existe ainsi certains retardateurs de séchage qui peuvent garantir un temps ouvert plus long… mais les prix d’achat demeurent encore élevés aux yeux des professionnels. Enfin, notons qu’un marbre (“vert de mer” dans le cas présent) suppose un esprit artistique. « Le marbre est subjectif, il faut l’inventer. Cela suppose une liberté de réalisation que l’on ne rencontre pas avec un décor bois, beaucoup plus rigoureux », conclut Olivier Baroux.
Source : batirama.com / F. Leroy
![]() |
1 - Après avoir préparé le fond avec une laque polyuréthane en phase aqueuse (deux couches de noir avec 24?h de séchage entre les couches), on utilise le chiqueteur pour réaliser les “dessous” du marbre. Le but étant d’évoquer l’irrégularité de la matière. |
![]() |
2 - On adoucit le chiquetage avec le blaireau pour se rapprocher de l’aspect “fondu” de l’huile. Zone par zone, le peintre adoucit les “dessous” encore humides. L’éponge naturelle sert à corriger les erreurs éventuelles. |
![]() |
3 - La préparation des “dessous” se fait en plusieurs étapes, du plus foncé au plus clair. On ajoute donc du blanc pour rendre le vert plus clair et plus couvrant. Ceci apporte de la profondeur et du “relief” au marbre “vert de mer”. |
![]() |
4 - Avec le “deux mèches”, le peintre en décors vient brécher le marbre afin de lui donner son ossature (grosses veines). Il vient tamponner les “veines” à l’éponge pour casser la régularité du trait puis l’adoucit avec un mouvement en “8”. |
![]() |
5 - Lorsque la structure générale du marbre (ou son squelette) est mise en place, on va pouvoir commencer à utiliser les brosses à marbre. |
![]() |
6 - Le travail consiste à réaliser des veines de plus en plus claires, tout en se raccrochant au travail du “2 mèches”. |
![]() |
7 - Des veines de plus en plus fines sont dessinées avec différents types de brosses. |
![]() |
8 - Le peintre en décors utilise du blanc pur pour faire apparaître les dernières cassures du marbre. Les effets créés permettent de mieux accrocher l’œil… |







