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Comment aménager les combles facilement ?

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Comment aménager les combles facilement ?
Comment aménager les combles facilement ?

Solution 2 : Le cloisonnement


 

 


 

Idéales pour délimiter l’espace des combles, les cloisons pour combles ou cloisons sèches sont montées sans mortier. C’est cette absence de liant qui leur confère leur légèreté et leur facilité de pose.


La cloison traditionnelle est plus robuste que la cloison sèche, mais elle est plus lourde et implique des travaux plus importants et contraignants (maçonnerie, poussière, déchets, etc.). Les deux principales solutions de cloisonnement les plus aisées se trouvent avec des systèmes tels que la cloison en plaques de plâtre et la cloison en panneaux alvéolaires.

 

La première solution est la plus isolante. Le panneau sandwich est composé d’une couche isolante recouverte des deux côtés par une plaque de plâtre. Les plaques de plâtre sont apposées sur une structure métallique composée de rails et de montants. Bien qu’offrant de nombreux atouts (notamment une excellente isolation acoustique), ces cloisons restent fragiles comparées à d’autres cloisons et demandent un traitement hydrofuge en salle de bains.

 

Se montant sur une ossature en bois et une lisse métallique, la cloison en panneaux alvéolaires est la solution plus légère. Installée sur rail, elle se compose de deux plaques de plâtre contrecollées sur une âme en carton alvéolé, selon une épaisseur variable. Economique, elle n’est pas très isolante d’un point de vue phonique. Dans les pièces humides, on protège la cloison en la posant sur un profilé PVC.

 

Signalons enfin l’existence, beaucoup plus rare, des cloisons en panneaux de particules, qui s’assemblent par languettes et rainures et se fixent avec de la colle à bois.


Remarque :

les cloisons ne doivent pas être trop nombreuses. Et si l’on veut conserver un espace aéré, on peut monter des cloisons qui n’atteignent pas le plafond, prévoir une partie vitrée ou installer des panneaux coulissants.

 

Solution 3 : Les blocs portes

 

 

©Edac (Deya)
 

Les blocs portes les plus intéressants pour des combles intègrent des portes coulissantes : montées sur rails, en applique ou à galandage, celles-ci permettent de gagner facilement des mètres carrés.

 

Une porte coulissante se compose au minimum d’un vantail, relié à deux chariots à roulettes, qui coulissent sur un rail. Le vantail se déplace manuellement ou à l’aide d’une motorisation. On en trouve de plusieurs types :

  • les portes coulissantes en applique, qui proposent un vantail se déplaçant le long du mur au moment de l’ouverture, ce qui impose de disposer d’une place suffisante sur le côté. Le rail à fixer sur le plafond ou sur le mur est apparent ou se dissimule derrière un habillage. C’est la solution la moins coûteuse.
  • la porte à galandage est constituée par un vantail (ou plusieurs vantaux) qui disparait dans la cloison lors de l’ouverture en s’insérant sur un châssis, ce qui en fait une excellente solution gain de place, puisqu’il n’y a plus besoin d’un espace de dégagement pour la porte.

 

Le coulissement de la porte à galandage est assuré par un rail en partie haute et, dans la majorité des cas, par un guide en partie basse pour éviter tout déraillement. Lors de la création d’un mur, le châssis coulissant est installé par le plaquiste avant de déposer la plaque de plâtre. Sur un mur existant, les portes se cachent à l’aide d’un panneau d’habillage.

 

Remarque :

attention aux interrupteurs et aux prises électriques qui ne doivent pas se situer derrière l’espace réservé à la porte en applique. Pour les versions à galandage, certains châssis peuvent inté­grer l’équipement électrique.

 

 

  1. L'isolation

 

 

Pour vivre confortablement sous les combles été comme hiver, il est indispensable d’isoler la toiture et de lui adjoindre un écran de sous-toiture : selon l’Ademe, environ 30 à 40% des déperditions énergétiques passent par les combles.

 

En matière d’isolation des combles aménagés, la RT 2012 rend obligatoire une résistance thermique minimale de R=8m².kW, l’épaisseur moyenne des produits posés étant d’environ 260 mm, mais pouvant aller jusqu’à 300 mm, si la charpente le permet.

 

Elle impose aussi deux couches d’isolant croisées afin d’obtenir un coefficient d’isolation supérieur à 6.5, de stopper les ponts thermiques et de rendre l’ensemble étanche à l’air (sans oublier le pare-vapeur qui peut être posé en continu).

 

Sur le plan phonique, si vos clients veulent conserver le plancher existant, rendant impossible l’isolation du sol des combles, il peut être envisageable de mettre en place un complexe d’isolation phonique et thermique sur le plafond de la pièce du dessous. Une fois ce complexe isolant mis en place, on peut poser des plaques de plâtre phoniques, qui permettront encore d’affaiblir le niveau sonore des bruits d’impacts.

 

Par ailleurs, un écran de sous-toiture garantit l’étanchéité à l’eau de la toiture, protège également de la poussière, ainsi que de l’invasion des animaux nuisibles. Posé entre la couverture et l’isolant, fixé entre chevrons et linteaux, il peut s’agir d’écrans souples classiques, bitumineux ou synthétiques, rigides ou semi-rigides. En outre, depuis juin 2009, l’écran de sous-toiture HPV est obligatoire, en neuf et en rénovation lourde avec dépose de la toiture.

 

Remarque :

on veillera à bien traiter les petites infiltrations d’air le long des pannes et des chevrons, ainsi que la mise en place de l’isolant autour des fenêtres de toit.

*HPV : haute perméabilité à la vapeur d’eau.

 

 

Isolant : les 3 critères de choix

 

  • sa conductivité thermique (symbolisé par la lettre grecque Lambda : λ), qui indique l’aptitude du matériau à conduire la chaleur. Plus le coefficient Lambda est élevé, plus l’isolant conduit la chaleur et est donc moins protecteur. Il faut donc choisir un isolant dont la valeur Lambda est inférieure à 0.060.
  • sa résistance thermique, qui désigne le pouvoir isolant du matériau et est représenté par la lettre R. Plus elle est élevée plus le matériau est isolant. Elle dépend à la fois de sa conductivité thermique et de son épaisseur.
  • sa résistance au feu, indiquée par la lettre M qui peut varier de M0 ­(incombustible) à M4 (facilement inflammable). Tout matériau dont le classement au feu est supérieur à M1 doit être protégé par un parement coupe-feu (plâtre par exemple).

 

 

Source : batirama.com / Michèle Fourret

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