Les principaux avantages du sertissage tiennent dans le gain de temps, en particulier par rapport aux raccords à compression pour les tubes composites. C’est donc une solution globale tube + raccord qu’il faut raisonner. Il n’y a aucune comparaison possible entre une installation classique en tube de cuivre et un réseau en tube multicouches. Pas moins de 4 minutes sont nécessaires pour faire une soudure sur un tube cuivre de 42 mm, alors qu’un sertissage ne prend qu’une dizaine de secondes ! Seul bémol à apporter, le prix des raccords. Il faut compter un surcoût de près de 30% pour les raccords à sertir par rapports à des raccords du commerce en cuivre. A noter également le côté pratique du système. Pour sertir un tube multicouches, il n’y a pas besoin de chalumeau, donc pas de flamme et pas de permis de feu pour les locaux sensibles, sans compter l’économie de consommables (bouteilles de gaz, pâte décapante, baguette de soudure…). Enfin, c’est une excellente solution pour des interventions en milieu occupé ou en dépannage sur des installations en service dans lesquelles il reste de l’eau, dans ce cas, il est impossible de braser un raccord. Certains esprits chagrins mettent en cause la fiabilité de ce type de raccordement. Pour apporter des réponses concrètes, les fabricants multiplient les essais.
Le tube ne cède qu’à 122 bars
« Chez Geberit, nous avons testé le système complet (tube + raccords) Mepla, pour savoir à quelle pression le complexe pouvait résister et surtout où la rupture allait se produire, confie Johann Suzanne, responsable Marketing chez Hansgrohe-Geberit. Les résultats sont significatifs !1 22 bars ont été nécessaires pour venir à bout de notre système (la norme ne demandant que 15 bars) ! ». Même si la fiabilité des raccords n’est plus à démontrer, certains industriels comme Geberit ou Vienga, par exemple, ont développé des raccords non étanches. En effet, sur la totalité d’une installation, il est possible d’oublier un sertissage. Aussi, lors du test de pression avant la mise en service, le ou les raccords qui n’ont pas été sertis gouttent. C’est une sécurité supplémentaire qui ne laisse pas la place à la moindre fuite. D’autres fabricants, comme Comap ont pris le parti de ne pas laisser la place à l’erreur. A travers le système Visu-Control®, il est facile pour l’installateur de voir d’un simple coup d’œil si le raccord est correctement serti. Un témoin tactile permet également de vérifier le bon raccordement d’un simple passage de la main sur le sertissage, dans ls zones sombres, un vide sanitaire par exemple. Concernant les réseaux de gaz, le sertissage n’est pas encore d’actualité, mais de nouveaux textes réglementaires sont en cours d’élaboration.
A RETENIR :
Intérêts : rapidité de façonnage ; pourcentage de fuites proche de zéro
Limites : le poids des machines à sertir est un inconvénient si on l’utilise pendant une journée entière.