Prix Prévention – Marie Le Roy Oclin
Daniel Lemaître, directeur à la SMABTP a remis le prix Prévention à Marie Le Roy Oclin, apprenti peintre, accompagnée de Dephine Gounant, directrice du CFA Peinture-GPPF.
Son témoignange :
Bonjour, je m’appelle Marie Le Roy Oclin et j’ai 18 ans. J’ai décidé de faire de la peinture en bâtiment afin d’obtenir le parcours idéal pour enfin aboutir au travail de décoratrice.
Voilà deux années passées sous contrat d’apprentissage en Peinture et Finition avec mon tuteur Alain. Arrivée en première année de CAP, je n’avais alors aucune expérience professionnelle ni posé le pied sur un chantier ! Etant une fille, certains “anciens”, très masculins, n’acceptaient pas. Heureusement mon tuteur qui est un homme ouvert et blagueur, a su me mettre à l’aise très rapidement en me défendant face aux paroles déplacées qui m’étaient tenues.
Puis, petit à petit, grâce à mon maître d’apprentissage, j’ai pris confiance en moi et je gagnais doucement le respect de mes collègues. Il a pris au fur et à mesure ses distances vis-à-vis de moi, pour me laisser prendre maturité et responsabilités.
Aujourd’hui, mon indépendance de jeune femme se fait sentir dès mon arrivée sur un chantier. Je ne suis plus timide et ne me laisse plus faire. Mon tuteur, Alain, ne m’a pas seulement guidée dans le cadre des relations professionnelles, il m’a aussi appris à être vigilante sur certaines règles de sécurité.
En l’occurrence, lors du ponçage, je ne supportais pas la poussière. Sans cesse, mon tuteur me rappelait de mettre un masque mais en vain. Je trouvais le port du masque désagréable. Alors, à chaque occasion, il me le précisait, sans me bousculer. Etait-ce pour me faire comprendre combien il était important de porter un masque ?
Quoi qu’il en soit, la poussière me brûlait les yeux et je commençais à avoir des problèmes pour respirer. Mon maître d’apprentissage me tendait le masque, les lunettes de protection et me parlait régulièrement des risques sanitaires que j’encourrais. S’ajoutait à tout cela des problèmes de bronches. Je toussais beaucoup, mon médecin s’inquiétait pour mes cordes vocales et me traitait d’inconsciente.
Un jour, enfin, j’ai accepté. Aujourd’hui, j’ai une voix cassée à cause des dépôts sur mes cordes vocales mais je n’ai plus de problèmes respiratoires, ni les yeux rouges. Grâce à mon tuteur, j’ai intégré une règle élémentaire de sécurité et d’hygiène sur le chantier. Je comprends maintenant l’importance que l’on accorde aux problèmes sanitaires liés au travail.
J’ai, pour mon tuteur Alain, une immense reconnaissance et une grande gratitude pour tout ce qu’il m’a apporté. Son soutien, sa patience ainsi que sa bienveillance m’ont portée jusqu’au bout du CAP et je le remercie pour tout.
