Cas 2 : Une maison construite avant 1980 classée E
Seul le plancher bas sur terre plein n’est pas isolé.Les murs périphériques de la partie la plus ancienne sont en blocs de béton creux de 20 cm isolés par l’intérieur avec 10 cm d’un doublage polystyrène + plaque de plâtre. L’extension a été réalisée en monomur de terre cuite de 30?cm d’épaisseur à isolation intégrée. Les combles sont isolés avec 20 cm de laine de verre déroulée sur le plancher. Les menuiseries sont en PVC avec un double-vitrage 4/10/4 à lame d’air. Il existe une ventilation mécanique contrôlée simple flux auto-réglable. Le chauffage est assuré par une chaudière fioul basse consommation. L’eau chaude sanitaire est fournie par un cumulus électrique installé récemment. Une étude approfondie a permis de mettre en évidence d’importantes déperditions au niveau des murs (30?%) et du plancher bas (27 %). En conséquence, les étiquettes “Énergie” et “Climat” obtenues sont classées E avec une consommation en énergie primaire évaluée à 311 kWhep/m².an et un taux d’émission de GES d’environ 62 Kgeq CO²/m².an.

La laine minérale en flocon permet de résoudre les problèmes de ponts thermiques : grâce à leur très petite taille, les flocons s'infiltrent dans tous les interstices, garantissant une parfaite homogénéité de l'isolation.
Solutions préconisées
♦ Au niveau des combles, la laine de verre est remplacée par 30 cm de ouate de cellulose soufflée pour obtenir une résistance thermique de 6?m².K/W. À pouvoir isolant équivalent, la ouate de cellulose est dotée d’une capacité thermique plus importante qu’une laine minérale, ce qui va ralentir la vague de chaleur traversant la paroi et assurer ainsi un phénomène de déphasage* de 9 à 12 heures contre 3 h avec la même épaisseur de laine minérale. Le confort d’été est donc amélioré.
♦ Le plancher bas n’a pas été isolé, compte tenu des importantes contraintes (diminution de la hauteur sous plafond, réfection du revêtement de sol, réajustement des portes intérieures…). Les équipements fournissant le chauffage et l’ECS ont tous été renouvelés. La chaudière fioul est remplacée par une pompe à chaleur. Les radiateurs sont changés et équipés de robinets thermostatiques. La production d’eau chaude sanitaire est désormais assurée par un chauffe-eau solaire thermique (ballon de 400?l couplé à 4 m² de capteurs en toitures).
Résultat des travaux : la consommation est estimée à 235 kWhep/m².an et la facture énergétique réduite de 43?%. Pourtant l’étiquette “Énergie” du DPE reste inchangée : un résultat qu’il n’est pas rare de retrouver, sur plusieurs chantiers, lorsque l’on passe d’une énergie fossile dont le coefficient entre énergie primaire/énergie finale (correspondant à l’énergie consommée) est 1, à un système fonctionnant à l’électricité dont le coefficient énergie primaire/énergie finale est 2,58. L’étiquette “Climat”, quant à elle, a gagné quatre échelons et se situe désormais en A.
*Laps de temps entre le moment où la température a été la plus élevée à l’extérieur et celui où elle est la plus élevée à l’intérieur, l’objectif étant d’atteindre un déphasage de 10 à 12 heures entre 14 h et 2 h du matin.